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Vuelta / Simon Yates : "Difficile de changer sa façon de courir"

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"Parfois, c'est difficile de changer sa façon de courir, quand vous avez couru comme ça depuis tout petit", a déclaré Simon Yates, le leader de la Vuelta qui doit apprendre à gérer ses efforts, lundi lors de la journée de repos.

Avant d'entamer une dernière semaine cruciale, le coureur britannique de 26 ans doit apprendre à gérer ses efforts au cours des six dernières étapes du Tour d'Espagne. Cela  afin de conserver son maillot rouge et de ne pas subir la même mésaventure qu'au Giro. Alors qu'il était leader, il s'était effondré dans la 19e étape. "C'est difficile de changer votre philosophie et de devenir conservateur", a souligné le fougueux Britannique, qui s'estime capable de tirer son épingle du jeu dans le contre-la-montre de 32 kilomètres mardi, dont il ne sera clairement pas le favori. Il espère limiter au mieux la casse. "Je suis toujours confiant. Je pense que je vais faire un excellent temps. Malgré l'avis de tous, j'estime que je me suis amélioré année après année sur le chrono", a affirmé Yates. "Je vais donner le meilleur de moi-même, et si je ne perds pas trop de temps, il y aura ensuite des jours heureux". 

Deux munitions chez Movistar

Au classement général, Yates possède 26 secondes d'avance sur Alejandro Valverde et 33 sur le Colombien Nairo Quintana, qui se disputent le leadership dans leur formation, Movistar. Valverde, lui, a mis à profit cette journée de repos pour faire taire les rumeurs sur une soi-disant rivalité entre lui et Quintana.  "Il s'est dit beaucoup de choses sur qui était le leader (de notre équipe) et sur une supposée rivalité entre nous deux", a déclaré Valverde. "La vérité, c'est que cela a été jusqu'à présent une phénoménale Vuelta pour nous, que nous nous entendons bien entre nous et avec le reste du groupe", a ajouté lé vétéran espagnol.

Quintana semblait devoir constituer l'atout principal de Movistar au départ de ce Tour. Mais dans la montée finale vers les lacs de Covadonga, dimanche, Valverde lui a repris quelques secondes, et le petit Colombien a admis que son coéquipier lui était supérieur dans le contre-la-montre. "Alejandro devrait être l'homme de ce contre-la-montre et il prendra sûrement l'avantage", a-t-il estimé. "Après ça, nous verrons comment les choses se passent avant les ultimes étapes de montagne et comment je me sens".
 

AFP