Rémi Cavagna Vuelta 2019

Vuelta : La 19e étape pour Rémi Cavagna, gros coup de chaud pour Primoz Roglic

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Au terme d'une 19e étape très mouvementée entre Avila et Tolède, c'est un Français qui a levé les bras ce vendredi. Rémi Cavagna (Deceuninck-Quick Step) a conclu victorieusement son échappée après être parti tout seul à plus de 20 km de l'arrivée. Sam Bennett (Bora Hansgrohe) et Zdenek Stybar (Deceuninck-Quick Step) complètent le podium. Du côté du classement général, pas de changement majeur dans la hiérarchie mais Primoz Roglic (Jumbo Visma) a vécu une journée bien galère.

Le "TGV de Clermont-Ferrand" est arrivé en avance un jour de grève RATP. Facétie du hasard. Rémi Cavagna (Deceuninck-Quick Step) a remporté ce vendredi la 19e étape de la Vuelta. Parti dans l'échappée, l'équipier-rouleur a faussé compagnie à tous ses compagnons à plus de 20 km de l'arrivée pour s'imposer en solitaire à Tolède, avec cinq secondes d'avance sur un peloton lancé à toute vitesse.

Première victoire française sur le Tour d'Espagne 2019 et deuxième victoire d'étape cette saison pour Cavagna, après son numéro en solitaire sur la 3e étape du Tour de Californie. Derrière le coureur de 24 ans, c'est Sam Bennett (Bora Hansgrohe) qui a remporté le sprint du peloton. Zdenek Stybar (Deceuninck-Quick Step) complète le podium. Tous les favoris ont terminé dans le groupe de tête, entre la 5e et la 22e place, mais la Vuelta a bien failli être renversée.

Sueurs froides pour Roglic

Les coureurs étaient prévenus. Prendre le départ d'une étape de la Vuelta sans vraie difficulté répertoriée n'est pas synonyme de jour de repos pour les leaders. Mercredi, Nairo Quintana avait repris plus de 5 minutes à ses concurrents en jouant des coudes dans les bordures. Alors que les favoris du classement général devaient surtout s'affronter samedi dans une dernière joute montagneuse, la hiérarchie a failli être complètement chamboulée ce vendredi entre Avila et Tolède.

Indéboulonnable, imperturbable et presque déjà déclaré vainqueur, Primoz Roglic (Jumbo Visma) se souviendra longtemps de la 19e étape du Tour d'Espagne 2019. A 66 km de l'arrivée, une chute dans le peloton survenue dans un rétrécissement après un virage a bloqué une bonne partie du peloton. Le Slovène s'est retrouvé esseulé et privé de son meilleur allié sur le plat, l'Allemand Tony Martin, contraint à l'abandon.

Moral, immoral ?

C'est à ce moment précis que la Movistar a décidé d'étirer le peloton au maximum pour menacer le leader du classement général. Image irréelle à l'écran : Roglic en train de rouler en tête d'un groupe de 10 coureurs, sans aucun équipier et relégué à 1 minutes de ses principaux adversaires. Après 13 km d'accélération dans une portion propice aux bordures, Alejandro Valverde a finalement donné l'ordre à ses coéquipiers d'arrêter les grandes opérations.

José Luis Arrieta, le directeur sportif de la Movistar, a précisé à la RTVE que son équipe avait fait rideau parce que l'UCI avait mis la pression... Sur Twitter, la manœuvre de la formation espagnole fait jaser. André Greipel en personne a posé la question : le coup de la Movistar est-il acceptable ? 75% des participants à son sondage ont voté "non". Quoi qu'il en soit, Primoz Roglic a fait son retour dans le peloton en même temps que Miguel Angel Lopez (Astana) à 50km de l'arrivée.

Nouveau coup de chaud à 31km de Tolède, quand la Movistar et les autres leaders dont Pogacar, Lopez et Majka ont tenté de créer une nouvelle bordure. En délicatesse derrière, Roglic a finalement réintégré le premier groupe et terminé l'étape en compagnie des meilleurs (10e place pour le Slovène).