Alessandro De Marchi (BMC)
L'Italien Alessandro De Marchi (BMC) sur la Vuelta | AFP - YUZURU SUNADA - BELGA MAG

Vuelta - Alessandro De Marchi (BMC) remporte la 11e étape

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Deux jours après la journée de repos et au lendemain de la victoire au sprint de Viviani (Quick-Step), la 11e étape du Tour d'Espagne a été remportée en solitaire par l'Italien Alessandro de Marchi (BMC). Le Transalpin conquiert sa 3e victoire d'étape sur le Tour d'Espagne, la 1re qui n'est pas un contre-la-montre par équipes (en 2015 et 2017). Au général, pas de changement avec Simon Yates (Mitchelton) leader avec 1 seconde d'avance sur Alejandro Valverde (Movistar). Le sprinteur français Nacer Bouhanni (Cofifdis) a été contraint à l'abandon.

Il avait déjà gagné sur la Vuelta. Par deux fois, mais toujours avec l'armada de rouleurs de la BMC, lors d'un contre-la-montre par équipes. Mais pour la première fois, après avoir raté la victoire d'étape lors du succès de Simon Clarke lors de la 5e étape, il a levé les bras en solitaire. Comme un grand. A 32 ans, l'Italien a faussé compagnie à son dernier compagnon d'échappée, le rapide Coilombien Jhonatan Restrepo (Katrusha), qu'il a fini par décramponner dans la dernière ascension d'une étape très accidentée. "Ma seule option était de tout tenter sur la dernière côte, même si je n'avais pas mes meilleures jambes", a souligné le vainqueur. Du coup, la BMC s'offre un deuxième victoire d'étape lors de ce Tour d'Espagne 2018.

Pinot maillot rouge virtuel, mais toujours 16e du général

Sur un tracé très accidenté, certains ont tenté leur chance pour grappiller des places. C'est le cas de Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), maillot rouge virtuel durant l'étape, mais qui finit en 10e position de l'étape, à 1'50 du vainqueur. Après avoir été longtemps maillot rouge virtuel de la Vuelta, lorsque les dix-neuf fuyards comptaient plus de 4 minutes d'avance, il a vu son avantage se réduire à néant. "C'était une étape de folie, j'ai tenté et pour l'instant ça n'a pas marché, mais je retenterai plus tard", a commenté le Français. "C'était un coup tactique, un coup de poker, ça a failli marcher." Il ne prend, au final, que 12 secondes à Alejandro Valverde (Movistar), 2e du général qui a fait rouler les siens pour recoller au leader de Groupama-FDJ, et au leader britannique Simon Yates (Mitchelton). Un gain bien maigre, qui le maintien en 16e position au général, avec plus que 10 secondes de retard sur le 15e, Michal Kwiatkoswki (Sky). 

Jeudi, la 12e étape (181,1 km) conduira les coureurs de Mondoñedo jusqu'au Phare de Estaca de Bares, à Mañon, avec un parcours accidenté sur la côte atlantique du nord de la Galice. Une nouvelle étape usante en perspective, surtout juste avant un triptyque montagnard de vendredi à dimanche dans les monts des Asturies.