Nairo Quintana
Nairo Quintana | AFP

Nairo Quintana s'offre la 71e édition de la Vuelta

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Après le Giro 2014, Nairo Quintana s'est offert un deuxième grand Tour dans sa carrière, avec la Vuelta. Le coureur colombien a triomphé au terme d'une 21e et dernière étape remportée au sprint à Madrid par le Danois Magnus Cort Nielsen. A 26 ans, Quintana devient le deuxième Colombien à remporter le Tour d'Espagne après un certain Lucho Herrera en 1987. Le coureur de l'équipe Movistar a devancé au classement général le britannique Chris Froome (Sky). C'est un autre Colombien, Johan Esteban Chaves (Orica-BikeExchange), qui s'est emparé de la troisième place.

Devant une importante diaspora colombienne venue l'encourager, Quintana a franchi la ligne en levant les bras au milieu du peloton, paré de son maillot rouge de leader et d'un cuissard assorti. Il a été classé dans le même temps que le vainqueur du jour, Nielsen (Orica-BikeExchange), lauréat de sa deuxième étape dans cette Vuelta après celle de jeudi. Quintana a devancé au classement général final de cette 71e édition son grand rival britannique Chris Froome (Sky), deuxième à 1 min 23 sec, qu'il n'avait jamais battu jusqu'ici sur un grand Tour. Un autre Colombien, Johan Esteban Chaves (Orica-BikeExchange), termine troisième à 4 min 08 sec. Félicité par Froome à l'arrivée, le maillot rouge a également remporté le classement du combiné, tandis que l'Espagnol Omar Fraile (Dimension Data) a remporté le maillot blanc à pois bleus du meilleur grimpeur, comme en 2015, et que l'Italien Fabio Felline (Trek-Segafredo) s'est adjugé le maillot vert du classement par points.

Après l'Italie et l'Espagne, la France ?

Tout au long des trois semaines de course, Nairo Alexander Quintana Rojas s'est montré le plus fort au sein d'un plateau très relevé, effaçant la relative déception de sa 3e place sur le Tour de France en juillet. Il succède au palmarès à l'Italien Fabio Aru, titré en 2015 mais absent cette année. Souverain en montagne, Quintana s'est envolé dès la première arrivée en altitude (8e étape). Deux jours plus tard, il a confirmé sa supériorité avec une victoire au sommet de la mythique ascension des Lacs de Covadonga (10e étape), s'emparant du maillot rouge pour ne plus le lâcher. Ensuite, sa gestion du parcours et de ses adversaires a été un sans-faute: sachant Froome supérieur en contre-la-montre, le Colombien a réussi à distancer le Britannique lors d'un mémorable coup de poker sur la route d'Aramon Formigal (15e étape), avec l'appui de circonstance d'un maître-stratège, l'Espagnol Alberto Contador (Tinkoff, 4e du général final).

Quintana avait dit vouloir un matelas de trois minutes avant le "chrono" de l'avant-dernier jour. Et il l'a abordé avec plus de 3 min 30 sec. Même si Froome a survolé l'exercice solitaire vendredi (19e étape), le Britannique doit finalement se contenter d'une nouvelle place de deuxième sur la Vuelta (2011, 2014, 2016). Pour Nairo Quintana, la suite s'annonce alléchante: il peut désormais ambitionner de rejoindre un club très fermé, celui des six coureurs ayant remporté les trois grands Tours. Il lui faudra pour cela réussir à triompher sur le Tour de France, une épreuve dont il a déjà terminé deux fois deuxième (2013, 2015) et une fois troisième (2016)... A chaque fois derrière Froome, qu'il a finalement réussi à dompter sur cette Vuelta.

AFP