Nacer Bouhanni

Nacer Bouhanni : La méthode Coué pour triompher du malaise

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Isolé chez Cofidis et moins performant, Nacer Bouhanni vit sa saison la plus compliquée. Son manager Cédric Vasseur l'avait écarté de la sélection pour le Tour de France quelques semaines après l'avoir critiqué publiquement, mais avait prévenu que le sprinteur aurait sa chance sur la Vuelta. A quelques jours du départ, Nacer Bouhanni est sorti de son silence dans L'Equipe. Le coureur de 28 ans se dit en forme, prêt à gagner mais se sent toujours aussi mal à l'aise dans la formation nordiste.

Il sera au départ du Tour d'Espagne, samedi, à Malaga. Nacer Bouhanni entend bien retrouver le goût de la victoire sur une course World Tour, plus d'un an après son dernier succès au plus niveau, sur le Tour de Catalogne 2017. Pour l'occasion, le sprinteur a fondu et a retrouvé son poids idéal, celui de ses grands jours sur le Giro et la Vuelta en 2014 : 66 kg.

"Après le Championnat de France, je n'ai pas coupé, je me suis toujours entraîné", se justifie Bouhanni dans les colonnes de L'Equipe. Le Lorrain dit s'être infligé "des semaines à quinze heures de vélo, sans trop taper dedans non plus". Les étapes de sprint de la Vuelta 2018 seront particulièrement exigeantes et les concurrents seront nombreux, même si le plateau n'est pas celui du Tour. Peter Sagan et Elia Viviani seront tout de même présents. 

"Pour gagner, je sais comment faire"

S'il y a des progrès sur le plan physique, sur le plan mental tout reste compliqué pour Bouhanni. "Dans ma tête, c'est comme si j'en étais déjà à cent jours de course. Pourtant je n'en ai pas fait la moitié (47)". Le mal-être est profond. Le sprinteur concède également s'être forcé à ne pas regarder le Tour de France 2018 duquel il avait été écarté. Il se sent toujours aussi isolé. "Je reçois ma convocation (aux courses) par mail, je ne sais pas quels sont les coureurs qui sont avec moi...", poursuit-il dans le quotidien sportif.

Et nouvelle "désillusion" pour le coureur de 28 ans, il n'aura qu'un seul coureur pour l'aider (Kenneth Vanbilsen). "Aujourd'hui, je n'ai plus un train pour le sprint", tranche-t-il, prenant l'exemple de Marcel Kittel, dont les performances sont en berne depuis qu'il n'a plus le train de la Quick-Step. 

Bouhanni reconnaît avoir envisagé de quitter l'équipe et évoque "4-5" formations intéressées. Mais, avant de s'occuper de son avenir, le Français est concentré sur la Vuelta. Si l'absence de train sera handicapante, il y a la méthode Coué. "Il y a toujours un moyen de trouver la solution. Je dois seulement ne pas faire d'erreur. Si je suis en bonne position pour gagner, je sais comment faire".