Nicolas Edet

Edet, Bouchard, Latour : Ces Français qui brillent sur la Vuelta

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Ils étaient 17 au départ, sans les Pinot, Bardet et autre Alaphilippe. Sans leader, mais pas sans ambition, les Français réalisent une bonne Vuelta et vont peser sur la dernière semaine notamment grâce à Nicolas Edet et Geoffrey Bouchard.

Vous ne connaissez pas forcément leurs noms, ils ne brillent pas toujours sur les routes de juillet mais sur le Tour d’Espagne, ce sont bien Pierre Latour, Nicolas Edet et Geoffrey Bouchard qui portent haut les couleurs françaises. Loin de Primoz Roglic au général - Edet est 7e à dix minutes avant le dernier tiers de course - ils sont pour autant bien présents à divers échelons.

Nicolas Edet, c’est un peu le chouchou du public français. Courageux, jamais avare d’efforts, toujours prompt à partir à l’avant mais rarement récompensé. Professionnel depuis 2009, le Sarthois a dû attendre 2018 pour remporter enfin une course, et même deux, avec une étape et le général du Tour du Limousin. Bon grimpeur, Edet peine à briller sur les Grands Tours (43e du Tour 2018) mais tient son heure de gloire sur cette Vuelta 2019. Pendant une semaine, il s’accroche pour bien figurer au général et en sera récompensé à Igualada. Profitant d’une échappée et de la pluie qui a ralenti un peloton frileux, Edet enfile la tunique rouge de leader. Un Graal dans une carrière même si ce n'est pas le Tour de France.

Un top 10 pour Edet ?

Déjà un Tour d’Espagne réussi donc mais à cinq jours de l’arrivée à Madrid, le grimpeur de la Cofidis a encore un objectif dans le viseur : le top 10. Septième, Edet compte 2’59’’ d’avance sur Knox, 11e. Avec deux étapes de montagne seulement restantes, le coup est jouable. Le dernier Français de “second rang”, comprenez qui n’est pas une tête d’affiche, à avoir terminé dans le top 10 d’un Grand Tour est Alexandre Geniez sur le Giro 2015.

Lui est sans doute encore moins connu du grand public que son compatriote. Geoffrey Bouchard, 27 ans, n’a jamais gagné chez les pros et découvre les Grands Tours à l’occasion de cette Vuelta. Mais le pensionnaire de l’équipe Ag2r-La Mondiale n’avait pas envie de rester dans son coin. Bilan ? Il porte le maillot de meilleur grimpeur et va se battre pour le garder jusqu’au bout et ainsi succéder à De Gendt, Fraile ou encore… Edet (2013) !

Que manque-t-il à ce bilan tricolore ? Une victoire d’étape pour poursuivre la belle série d’au moins un succès par an qui dure depuis 2013. Pour atteindre ce but, le contingent français misera sur Pierre Latour qui est passé tout proche de dompter les terribles pentes de Los Machucos (3e derrière Pogacar et Roglic). Avec deux étapes qui devraient sourire aux échappés, Latour, et pourquoi pas d’autres, ont encore une paire de cartouches.