Voeckler: "Je redeviens coureur"

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Sauveur de l'équipe de Jean-René Bernaudeau à la fin de l'année dernière, Thomas Voeckler (31 ans) entend redevenir seulement coureur au sein de la formation Europcar, même s'il possède la responsabilité de leader. Le champion de France a prévu de reprendre la compétition en février dans le sud de la France (Etoile de Bessèges, Tour méditerranéen) avec "Paris-Nice pour premier objectif".

Votre rôle sportif va-t-il changer ?
"L'an dernier, et ça me convenait bien, nous étions coleaders avec Pierrick Fédrigo. Comme il a quitté l'effectif, j'aurai davantage de responsabilités. Mais on a des jeunes de qualité, Pierre Rolland, Cyril Gautier, Sébastien Turgot et d'autres encore, sans oublier Anthony Charteau (meilleur grimpeur du Tour l'an dernier). On n'a pas à rougir, on a tout pour bien faire. 2010 a été un année exceptionnelle et ce sera difficile de faire aussi bien. Mais, même si c'est moins bien qu'en 2010, ça peut être superbe. On a un nouveau partenaire, Europcar, à qui on doit une fière chandelle. Ils nous ont récupérés au tout dernier moment, ils nous font confiance pour trois années. On doit leur rendre cette confiance et ça passe par des résultats."

Pourquoi avoir choisi de rester ?
"Pour plusieurs raisons, la principale étant que je me sens bien dans cette équipe, extrêmement bien. J'y suis depuis que je suis passé professionnel et j'avais envie que l'aventure continue. D'autres que moi sont restés fidèles, on ne fait pas une équipe avec un seul coureur."

Craignez-vous que votre investissement extra-sportif à l'intersaison nuise à vos performances ?
"Tout est possible, ça peut jouer. Je ne regrette rien, je suis très heureux de faire partie de cette équipe. Même si l'on est en deuxième division, on peut considérer que c'est une équipe de premier plan, avec des partenaires fidèles, un effectif qui a un peu bougé mais qui est cohérent. Si j'étais au début de ma carrière, je pourrais peut-être être inquiet. Mais je sais qu'il ne faut pas s'affoler, le travail finit par payer. Je redeviens coureur, c'est une nécessité. Je suis peut-être davantage consulté que par le passé pour les décisions dans l'équipe, ça me plaît bien, mais il est clair qu'il faut que je sois uniquement coureur dans l'équipe. D'une part, j'en ai besoin, je dois m'occuper seulement de pédaler, de mes entraînements et de mes courses, d'autre part, on a du personnel largement compétent dans l'équipe. A chacun sa fonction la mienne est d'être coureur."

AFP