Floyd Landis portrait 2007
L'Américain Floyd Landis | AFP - Gabriel Bouys

Un an de prison avec sursis pour Landis

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Alors que le ministère public avait réclamé en octobre dernier 18 mois de prison avec sursis, le cycliste Floyd Landis, jugé pour le piratage informatique du laboratoire anti-dopage français, a finalement écopé, jeudi, d'un an avec sursis. Les avocats de l'Américain, vainqueur déchu du Tour de France 2006, avaient demandé la relaxe, estimant qu'"aucun élément de l'enquête ne venait caractériser une preuve permettant de prouver [sa] culpabilité".

L'affaire remonte à 2006. Cette année là, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) est victime de piratage informatique. Trois ans plus tard, le magazine L'Express révèle que les hackers sont en lien avec Arnie Baker, l'ex-coach de Floyd Landis. Confondu par son adresse IP, Baker  et son protégé font alors l'objet d'un mandat d'arrêt international, pour ne pas s'être rendus à une convocation de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies.

En septembre 2010, le tribunal de Nanterre prononce un non-lieu à l'encontre de Landis qui croit ainsi échapper à un procès. Mais un mois plus tard, Floyd Landis et Arnie Baker sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Baker pour complicité d'intrusion dans un système de traitement automatisé de données et recel de documents provenant de cette instrusion. Floyd Landis pour recel de documents provenant d'une intrusion informatique.

Ouvert le 16 octobre dernier, le procès conclut finalement à la culpabilité de Landis et de son entraîneur. L'ancien coéquipier de Lance Armstrong écope d'un an de prison avec sursis. Soit six mois de moins que ce qu'avait requis le ministère public.

Isabelle Trancoën