Cadel Evans, Simon Gerrans et André Geipel
Cadel Evans, Simon Gerrans et André Geipel | MARK GUNTER - AFP

Tour Down Under: Evans et Porte favoris

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Traditionnel lancement de la saison World Tour, le Tour Down Under croise des sprinteurs en quête de premiers succès et des puncheurs qui rêvent de victoire finale. Qui pour succéder à Tom-Jelte Slagter ?

Loin de la rigueur de l’hiver européen, le peloton mondial a pris l’habitude de s’exporter pour profiter de l’été dans l’hémisphère sud. Si certains choisissent le Tour de San Luis en Argentine, c’est le Tour Down Under, épreuve World Tour, qui occupe la scène médiatique. Autrefois chasse-gardée des sprinteurs (Greipel, Davis ou O’Grady), l’épreuve australienne navigue entre parcours plat et accidenté avec une préférence pour la deuxième solution depuis quelques années, en témoigne les succès de Gerrans et de Slagter sur les deux dernières éditions. Cette saison les prétendants sont nombreux, à commencer par les Australiens eux-mêmes qui veulent briller sur leurs terres.

Evans Gerrans et Porte en têtes d’affiche

Le podium du récent championnat de cyclisme de route sera d’ailleurs présent au grand complet. Simon Gerrans sacré champion, devant Cadel Evans et  Richie Porte tentera la passe de trois après ses succès en 2006 et en 2012. Sur un parcours très vallonné, ses qualités de puncheurs, à ajouter à sa bonne pointe de vitesse dans un groupe réduit, font du coureur d’Orica GreenEDGE le favori numéro un sur les six étapes dont la double ascension de Wilunga Hill samedi. C’est d’ailleurs cette cinquième étape qui devrait décider du résultat final. Sur ces pentes, Gerrans devra résister à la horde de prétendants, au premier rang desquelles Cadel Evans et Richie Porte mais aussi Frank Schleck ou Robert Gesink. Les deux derniers devraient toutefois peiner sur des pourcentages trop peu élevés pour leurs qualités de grimpeur purs. Dans le style puncheur, on surveillera plutôt Enrico Gasparotto, vainqueur de l’Amstel Gold Race en 2012.

Un plateau de sprinteurs costauds

L’autre attraction de la semaine sera la première véritable explication entre sprinteur. Si Marcel Kittel, la nouvelle terreur du sprint depuis l’an dernier, a remporté le traditionnel critérium qui précède le Tour Down Under, l’Allemand de Giant-Shimano devra faire face à une concurrence très forte tôt dans la saison. Le duel avec son compatriote André Greipel sera le premier grand moment du sprint de la saison. L’Allemagne devrait d’ailleurs squatter les podiums tout au long de la semaine puisqu’outre Kittel et Greipel, Rick Zabel, fils de, et nouvelle pépite des arrivées massives outre-rhin sera lui aussi présent. La nouvelle génération aura un autre représentant en la personne de Caleb Ewan, futur star du cyclisme mondial. Sur ses terres, il ne devrait pas avoir beaucoup d’opportunités chez Orica mais sait-on jamais. Rojas, deux fois 3e sur le Tour Down Under, et Van Poppel tenteront de se mêler à la lutte.

Et les Français ?

Pas en reste les Français pourraient briller sur une course qui ne leur réussit que très rarement (dernière victoire par Gilles Maignan en 2000). Et si Thomas Voeckler pouvait se mêler à la lutte pour la victoire ? On sait qu’il a des objectifs bien plus tardif mais pourquoi pas ? A l’aise sur les courtes ascensions et fin stratège, Voeckler a sa carte à jouer, tout comme Maxime Bouet. Leader chez AG2R-La Mondiale, il aura carte blanche pour placer l’équipe de Vincent Lavenu en tête de la hiérarchie mondiale tôt dans la saison. Un cran, voire deux, en-dessous des favoris, le coureur français devra espérer un coup de Trafalgar pour se mêler à la lutte pour la victoire finale. Enfin la curiosité de la semaine sera Pierre-Henri Lecuisinier. Chipé par Marc Madiot et la FDJ.fr à Jean-René Bernaudeau et Europcar, Lecuisinier promet beaucoup. S’il devrait être discret, on scrutera ses moindres faits et gestes pour avoir des premiers éléments de réponses quand à sa capacité à évoluer au plus haut niveau.