Julian Alaphilippe Strade Bianche 2019

Strade Bianche : Julian Alaphilippe vainqueur pour sa première participation

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Aucun coureur français ne s'était imposé dans l'histoire sur les Strade Bianche. L'année dernière, Romain Bardet avait échoué à la deuxième place... Pour sa toute première participation à la classique toscane, Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) a levé les bras à Sienne samedi. Il inscrit son nom au palmarès en battant Jakob Fuglsang (Astana) au sprint. Comme en 2018, Wout van Aert (Jumbo-Visma) complète le podium.

Il aura fallu attendre 34 km pour voir la formation d'une échappée. Quatre coureurs ont réussi à s'isoler en tête dont trois pensionnaires de formations françaises. On retrouve le jeune grimpeur de la Groupama-FDJ, Léo Vincent, et deux baroudeurs d'AG2R La Mondiale : Nico Denz et Alexandre Geniez. Le dernier larron n'est d'autre que l'Italien Diego Rosa (Sky). C'est lui qui tiendra le plus longtemps en tête après avoir usé Vincent et profité de la crevaison de Geniez. Quand il est repris à 36 km de l'arrivée, le peloton n'existe plus.

Un groupe de 16 hommes forts est en tête, dans lequel ne figurent pas Geraint Thomas (Sky), Vincenzo Nibali (Bahrain Merida), Michael Valgren (Dimension Data) ou encore Silvan Dillier (AG2R La Mondiale). Déjà vainqueurs des Strade, Tiesj Benoot (Lotto Soudal) et Zdenek Stybar (Deceuninck-Quick Step) sont dans le bon groupe. Deux coureurs français sont présents dont Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step), seul coureur découvrant la course dans le groupe des hommes forts, et le puncheur Romain Seigle (Groupama-FDJ).

Les favoris piégés par Fuglsang et Alaphilippe

Après plusieurs accélérations sans conséquence, c'est Jakob Fuglsang (Astana) qui fait le trou à 23 km de l'arrivée. Wout van Aert (Jumbo-Visma), le troisième de la dernière édition, saute dans sa roue. Alaphilippe a senti le coup et suit les deux hommes. Les Lotto Soudal sont piégés, Tiesj Benoot est raccroché au wagon par Simon Clarke (Education First) quand il tente de fondre sur les hommes en tête. Puis c'est Tim Wellens qui est pris en chasse par Zdenek Stybar, le coéquipier d'Alaphilippe. Si le nom du vainqueur est indécis, on connait déjà les battus.

Devant, Van Aert est rapidement décroché à plus de 30 secondes. Fuglsang est le premier à tenter de s'isoler à 6 km de la ligne, anticipant une très probable défaite au sprint, mais la pente choisie n'est pas assez difficile pour mettre le Français dans le rouge. Sous la flamme rouge, Wout van Aert fait son retour sur le duo, au prix d'un effort important. Il reste collé à la route dès la première attaque de Fuglsang. Le Danois ne réussit cependant pas à lâcher Alaphilippe dans le mur final et forcément au sprint, le coureur de la formation Deceuninck-Quick Step est le plus fort. Quatrième victoire cette saison pour lui, la première sur une course World Tour.

Vainqueur la saison dernière de la Flèche Wallonne et de la Clasica San Sebastian, Alaphilippe continue donc à 26 ans à se forger un palmarès solide dans les classiques. Et dès la semaine prochaine, il sera l'un des favoris de Tirreno-Adriatico, une course d'une semaine qui semble aussi dans ses cordes. 
 

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