Peter Sagan
Peter Sagan | POOL TIM DE WAELE / BELGA MAG / BELGA/AFP

A San Remo, Sagan est en mission

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Abonné aux deuxièmes places l’an passé, Peter Sagan n’avait pas dérogé à la règle sur Milan-San Remo. Plus expérimenté, toujours aussi ambitieux, le jeune coureur slovaque a assuré qu’il comptait privilégier la qualité à la quantité cette saison. Et il a bien évidemment placé la "Classicissima", dimanche, tout en haut de sa liste.

Il assure qu’il n’a eu des regrets que pendant "dix minutes". A l’arrivée de Milan – San Remo l’an passé, devancé par Gerald Ciolek, Peter Sagan se projetait déjà vers l’avenir, assurant qu’il avait encore "dix ans devant (lui) pour gagner". Et comme il est impatient, le Slovaque a fait en sorte que la saison 2013 - où bien que parfois couronné, il s’est souvent contenté de places d’honneur - lui serve le plus rapidement possible de leçon.

Il y a trois mois, le puncheur de 24 ans présentait ainsi un programme impressionnant pour la nouvelle année, comprenant toutes les plus grandes classiques printanières : Paris-Roubaix qu’il n’avait pas couru ces deux dernières années, le Tour des Flandres, où il a été surclassé par Cancellara l’an passé et qu’il "rêve de gagner" désormais… et, en tout premier lieu, la Primavera. Sa priorité, car en 2014, Sagan ne vise que les courses les plus prestigieuses, quitte à lever le pied sur les autres.

Milan-San Remo et le Tour avant tout

"Si je n’en gagne que deux, à savoir Milan-San Remo et le Tour de France, ma saison serait plus réussie qu’en 2013", assurait-il ainsi avant d’entamer sa saison. Pour atteindre cet objectif, le leader de la formation Cannondale devra commencer, dimanche en Italie, par surpasser les meilleurs sprinteurs de la planète (Greipel, Cavendish, Degenkolb, Ciolek), car tous ont répondu à l’appel de la classique qui les gâte le plus.  

Or, lors des Strade Bianche, il y a moins de deux semaines, Sagan ne s’était pas forcément rassuré en ratant son final. Alors qu’il s’était bien placé aux côtés de Michal Kwiatkowski, le jeune polonais de 23 ans avait piégé son compagnon de course en le contre-attaquant dans l’ultime difficulté du jour. "Tourminator" montait encore sur la deuxième marche du podium, un an après avoir été seulement devancé par Moreno Moser dans la même course. Alors, même s’il a encore "dix ans pour gagner", les deuxièmes places commencent sérieusement à le fatiguer. Dimanche, à San Remo, il ne s’en contentera pas.

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer

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