Cyclisme Romain Bardet
Romain Bardet (AG2R - La Mondiale) | AFP

Romain Bardet: "Cette course demande de la patience"

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Sixième l'an passé, Romain Bardet mène ce dimanche une équipe AG2R La Mondiale ambitieuse dans Liège-Bastogne-Liège, une course qui "demande de la patience" de l'avis du grimpeur français.

Etes-vous satisfait de votre état de forme ?
Romain Bardet "J'ai fait de bons efforts au Tour du Trentin après mon stage en Sierra Nevada. J'espère juste que le décalage de 48 heures (par rapport à la fin du Trentin, ndlr) sera suffisant. Il l'a été l'an dernier. Donc je suis confiant même si j'ai terminé le Trentin un peu fatigué. On a une grosse équipe, tournée vers le même but, pour que l'un de nous monte sur le podium. Je commence à bien maîtriser Liège, c'est ma quatrième participation. Je ne pars plus dans l'inconnu, je commets moins d'erreurs, je fais moins d'efforts inutiles dans la première partie de course, j'ai donc plus de forces pour le final. C'est une course qui demande de la patience."

Quelles conséquences voyez-vous à l'introduction d'une nouvelle côte dans le final ?
RB: "Elle enlève un temps mort entre Saint-Nicolas et la côte d'Ans, qui était propice au regroupement. Là, il n'y aura que des hommes forts dans Ans. Cette côte est tellement dure que ça va se passer à l'énergie. On ne pourra pas se cacher. Mais cela ne va durcir le final que si l'on monte Saint-Nicolas très vite, comme les autres années. Si on attend cette ascension pour faire la décision, il peut y avoir encore plus de monde au pied de la côte d'Ans."

Cette nouvelle côte est-elle un élément d'incertitude supplémentaire pour Alejandro Valverde ?
RB: "C'est le meilleur coureur, celui qui est le plus résistant et qui a le meilleur punch. Quand il se lève avant le dernier virage, personne ne peut y aller. Mais rajouter une difficulté rend peut-être la course moins lisible pour lui aussi. Cela peut être à double tranchant. Comme la météo qui peut rendre la course plus dure. Plus il fera mauvais, plus il y aura de spectacle. Mais personne n'est à l'abri d'une défaillance."

AFP