Le champion de Belgique Yves Lampaert (Deceuninck - QuickStep)
Le champion de Belgique Yves Lampaert (Deceuninck - QuickStep) | CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/Newscom/MaxPPP

Paris-Roubaix : Derrière Philippe Gilbert, la démonstration des Deceuninck - Quick Step

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La consécration de Philippe Gilbert sur Paris - Roubaix est aussi celle de l'équipe Deceuninck - Quick Step qui a contrôlé les opérations de bout en bout.

Le bonheur, c’est simple comme un coup de Phil. Sur le Vélodrome de Roubaix, les Deceuninck-Quick Step n’ont pas tardé à venir féliciter le héros du jour. Pas besoin de faire crépiter les oreillettes pour voir les maillots bleus s’arrêter derrière Philippe Gilbert, déjà dans les bras du patron Patrick Lefévère. « Mais Phil, qu’est-ce que tu as fait ? », interpellait Yves Lampaert, hilare, avant de voir débouler Florian Sénéchal. Emu aux larmes, Gilbert ne savait plus où donner de la tête devant tant de preuves d’amour.

Revanche sur les pavés

Son équipe avait décidé de serrer les rangs après un Tour des Flandres raté. « On était revanchards », reconnaît Sénéchal. De Compiègne à Roubaix, les Deceuninck n’ont rien laissé filer. Aucune échappée ne prendra une minute d’avance. « Dès le départ on a roulé comme on voulait », reprend Sénéchal malgré un vent de face qui rendait la course difficile à contrôler. « Il ne devait pas y avoir d’échappée car c’est toujours nous qui contrôlons. On n’a rien laissé se développer et ça a marché. On me demandait dans le peloton si ça allait partir. Je leur répondais que personne ne sortirait aujourd’hui. »

Quatre dans le top 8

Entre Stybar, Lampaert et Gilbert, les Deceuninck avaient toutes les cartes en main. Face cachée, c’est Gilbert qui est sorti au bon moment. « C’était une course au mental et Phil on l’a pas trop vu, il s’est économisé, explique Sénéchal. Même à un moment j’ai pensé qu’il n’était pas bien et il a fait une attaque… Parfait ! » Tapis dans les roues, Gilbert attendait son heure. Dans le groupe des favoris, il restait à isoler Peter Sagan, tenant du titre. C’est Nils Politt qui allait lui ouvrir les voies du sacre roubaisien. En attaquant dans le secteur de Gruson, l’Allemand faisait le ménage. La formation belge finissait le travail en claquant les trois sprints des cadors. Gilbert (1er), Lampaert (3e), Sénéchal (6e), et Stybar (8e), un « super collectif ». « On a parfaitement joué. Même Stybar était là en retrait, prêt à bondir », conclut Sénéchal, 6e et premier français.

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