Offredo plus requin que dauphin

Offredo plus requin que dauphin

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Yoann Offredo ronge son frein. Entre une chute, plusieurs crevaisons et les consignes d’équipe au sein de la FDJ, le Francilien n’a pas été en mesure de défendre ses chances dans le final de Paris-Roubaix.

« J’étais très bien. » Il était même mieux que ça. A chaque fois que Yoann Offredo a mis pied à terre, il est revenu aux avant-postes y compris quand ça roulait fort. Très facile, il avait de sacrées jambes sur sa course préférée. « Je n’ai pas été épargné par la malchance mais à chaque j’ai pu changer de roue très rapidement, raconte-t-il. J’ai pu rentrer assez facilement. » Pourtant, sa course a failli basculer sur une chute dans la première partie du parcours.

Le requin jusqu'au bout

« Ma belle chute en début de course m’a un peu découragé, raconte-t-il. Après j’ai repensé au discours de Marc (Madiot) hier qui était assez vibrant comme à son habitude mais aussi à l’entraîneur de Vichy (Laurent Sciarra, ndlr) « Je ne veux pas des dauphins, je veux des requins ». Je ne voulais pas monter dans la voiture et faire le dauphin. Je me suis dit, allez je fais le requin jusqu’au bout. T’es quand même sur la plus belle course du monde ! »

Equipier modèle

Malheureusement pour lui, la malchance a touché toute l’équipe, y compris son leader Arnaud Démare. Bon soldat, il s’est sacrifié dans le final pour essayer de remonter le champion de France. « Est-ce que ça se joue à une crevaison ? Non, c’est le fait d’attendre et de respecter les consignes, a commenté Offredo sans pour autant remettre en cause la stratégie de l’équipe. C’est comme ça maintenant dans l’équipe autour d’un seul leader. »

Vidéo : le résumé de la course 

Xavier Richard @littletwitman

UCI World Tour