Yoann Offredo (FDJ)
Yoann Offredo (FDJ) rêve de Milan-Sanremo | NICOLAS GOTZ / WORLDPICTURES/MA

Offredo brûlant sur Milan-Sanremo

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Deux ans après avoir embrasé la Riviera, Yoann Offredo brûle de retrouver dimanche Milan-Sanremo , la grande classique italienne dont il avait été privé l'an dernier.

C'est à 3000 mètres d'altitude, sur les hauteurs de Val Thorens, que le  Francilien de la FDJ, parti en randonnée, avait appris, par texto, le nom du  vainqueur (Gerrans). Le crève-coeur était trop cruel. Il était alors sous le  coup d'une suspension d'un an qui n'a pris fin que le 1er février dernier, pour  de malencontreux oublis, des manquements aux règles antidopage en matière de  localisation. Un an plus tard, ce coureur étincelant dans les grands rendez-vous, les  classiques de longue haleine qui constituent son terrain d'élection, se garde  de proclamer trop haut son ambition. Mais il admet à propos de la  "classicissima" où il avait été à l'attaque en 2010 (16e) puis en 2011 (7e):  "C'est la course qui me convient le mieux."

"J'espère pouvoir briller. Mais la logique voudrait que ce ne soit pas  possible", ajoute-t-il, conscient du handicap que représente une interruption  de compétition de douze mois: "Physiquement et psychiquement. Il me manque  l'endurance, les repères pendant la course. C'est aussi pour cela que je ne me  mets pas la pression." Au plus profond de lui, le grand blond de la FDJ nourrit l'espoir, la  conviction, que la roue tournera bientôt en sa faveur. Il a choisi Paris-Nice  plutôt que Tirreno-Adriatico dans son approche du rendez-vous de Sanremo  et les  difficultés du parcours et de la météo rencontrées par les coureurs en Italie  ont conforté son choix.

"Etre attentiste ne me réussit pas"

Les récentes chutes de neige sur la région parisienne, où il est rentré  dimanche avant la fin de Paris-Nice, l'ont toutefois amené à modifier ses  plans. "J'avais prévu un gros bloc de travail sur deux jours (mercredi et  jeudi) mais les routes n'étaient pas praticables. J'ai fait quatre heures de  home-trainer mardi et j'ai pris l'option de courir le GP Nobili (jeudi) en  rajoutant 1h30 avant la course", explique-t-il. Dans la période des classiques qui s'ouvre par Milan-Sanremo , Offredo mise  sur sa fraîcheur, physique et mentale. "J'ai l'impression de progresser de  course en course", estime-t-il sans vouloir s'aventurer à préciser exactement  son niveau de forme: "Le physique et le psychique sont étroitement mêlés. Si on  commence à se dire qu'on n'est pas au top, on ressent de mauvaises sensations."

"Je me sens à cent pour cent", sourit-il avant d'aborder son 4e  Milan-Sanremo . "A chaque fois, j'ai su tirer parti de mes erreurs. La dernière  fois, j'ai couru comme j'avais à le faire. Etre attentiste ne me réussit pas. Je dois courir comme à mon habitude, ce qui ne veut pas dire attaquer n'importe  comment. Un attaquant doit être opportuniste". Les adversaires ? "Tout le monde ne s'est pas encore jaugé", répond-il. "Il  y aura Sagan bien sûr, mais aussi Roelandts, Hushovd, Pozzato, qui a l'air très  bien, Flecha... Il y a tant de variables que tout peut se passer. La course sera très ouverte".

AFP