Julian Alaphilippe Milan-Sanremo 2019
Monumental Julian Alaphilippe | AFP

Milan-Sanremo : Julian Alaphilippe s'offre la Primavera

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Le Français Julian Alaphilippe a remporté le premier Monument de la saison, Milan-Sanremo. Le coureur de la Deceuninck-Quick Step, arrivé dans le final avec un groupe réduit de favoris, a dominé le sprint pour remporter la plus belle victoire de sa carrière.

Julian Alaphilippe tient son Monument ! Le coureur français couronne son excellent début de saison d'une classique mythique, Milan-Sanremo. Le coureur de Deceuninck - Quick Step a devancé au sprint Oliver Naesen (AG2R La Mondiale), Michal Kwiatkowski (Sky) et Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) pour s'offrir un succès sur la Via Roma. Comme souvent sur la Primavera, la bagarre a démarré au dernier moment, lors de l'ascension du Poggio, après une longue échappée infructueuse. 

Masnada et Bonifazio ont tenté

Fausto Masnada (Androni Giocattoli - Sidermec), parti dans l'échappée matinale, a bien tenté de résister au retour du peloton. Sa fuite solitaire à quarante kilomètres de l'arrivée a prolongé l'aventure pour une quinzaine de bornes, jusqu'à l'ascension de la Cipressa. Mais il a finalement été avalé, comme les autres, par la marée. La Cipressa, clap de fin pour Masnada, coup d'envoi pour Niccolò Bonifazio. L'Italien de Direct-Energie a profité d'une descente furieuse pour fausser compagnie au peloton. Mais son incartade n'a pas atteint le Poggio, laissant la scène libre pour les favoris. La Quick Step a alors pris les choses en main, avec un travail impérial de Philippe Gilbert et Zdenek Stybar pour préparer le terrain d'Alaphilippe. 

Les favoris arrivent groupés, Alaphilippe sort de la boîte

Simon Clarke et Anthony Turgis ont voulu leur fausser compagnie mais ont été rapidement repris par Alaphilippe. Le Français a alors formé un groupe de contre avec notamment Peter Sagan, Oliver Naesen, Matteo Trentin, Michal Kwiatkowski, Alejandro Valverde, Matej Mohoric et Vincenzo Nibali. Trentin les a menés jusqu'au dernier kilomètre, sans parvenir à faire le trou sur ses adversaires. Plus puissant que tout le monde, Alaphilippe a dominé le sprint final en patron pour s'offrir la Primavera. A 26 ans, il remporte sa quatrième classique, après la Flèche Wallonne, la Clasica San Sebastian (2018) et les Strade Bianche en début d'année. Surtout, il ajoute à son palmarès son premier Monument, après un podium ici même en 2017 et deux deuxièmes places sur Liège-Bastogne-Liège (2015) et le Tour de Lombardie (2017). 

"Maintenant ou jamais"

"J'étais protégé, l'équipe avait entièrement confiance en moi, a expliqué Alaphilippe au micro de La Chaine L'Equipe après la course. J'ai essayé de faire la sélection dans le Poggio. Dans le groupe, il y avait des coureurs très forts, Trentin était à surveiller mais finalement tout est rentré dans l'ordre. Quand j'ai vu Mohoric partir, je me suis dit "C'est maintenant ou jamais". C'est la récompense de tout ce que j'ai mis en place depuis un moment." Les Français s'offrent un deuxième Monument d'affilée, après le succès de Thibaut Pinot sur le Tour de Lombardie en fin de saison dernière. Une première depuis 27 ans et les succès de Jacky Durand, sur le Tour des Flandres, et Gilbert Duclos-Lassalle sur Paris-Roubaix en 1992. 

La belle échappée de Charles Planet 

Un autre Français a animé la course, de façon certes plus anecdotique. Ils étaient dix à avoir quitté le peloton dès les premiers kilomètres pour former l'échappée, condamnée d'avance sur cette Primavera. Parmi eux, une logique armada italienne, dont Masnada, mais aussi Charles Planet. Le coureur de 25 ans est diabétique, fait rare dans le peloton et partagé par tous ses coéquipiers de Novo Nordisk. Depuis 2005, la formation américaine se bat pour prouver la possibilité de concilier diabète et performance sportive. Pour honorer sa quatrième invitation sur Milan-Sanremo, Novo Nordisk a placé quatre coureurs à l'avant, avec également Joonas Henttala, Umberto Poli et Andrea Peron. Une belle promo. 

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