Greg Van Avermaet,
Greg Van Avermaet, triomphateur sur Tirreno-Adriatico | DE WAELE Tim / TDWsport Sarl / DPPI media

Milan-San Remo: Greg Van Avermaet, le chouchou devenu vainqueur

Publié le , modifié le

Brillant vainqueur de Tirreno-Adriatico et du Het Nieuwsblad, Greg Van Avermaet arrive sur Milan-San Remo avec la pancarte d'outsider sérieux. Jadis abonné au place d'honneur, le Belge de la BMC vise le premier Monument de sa carrière.

Greg Van Avermaet, c’est un fait, est l’un des chouchous des réseaux sociaux. Son visage avenant, son caractère d’attaquant mais surtout sa malchance chronique et son abonnement aux places d’honneurs en font régulièrement l’objet de vannes bien senties plutôt gentille à son encontre. Ceci était vrai en 2015 mais en 2016, "GVA" est en passe de devenir une idole absolue sur Twitter notamment. Oubliez le perdant magnifique, place à un vainqueur possible de Milan-San Remo.

Une confiance au top

"Mes victoires au Het Nieuwsblad et sur Tirreno-Adriatico m’ont donné énormément de confiance", explique le Belge de la formation BMC. Et pour cause, la course qui ouvre la saison en Belgique l’a vu, au sommet de son art, devancer un Peter Sagan qu’il adore mettre dans sa roue depuis quelques mois. Car rebelote en Italie où, Van Avermaet a remporté Tirreno-Adriatico pour la première fois de sa carrière en devançant le Champion du monde d’une seconde. La roue a-t-elle tournée ? Il faut croire que oui. Habile sur les pavés, puissant, le Belge de la BMC est capable de briller sur beaucoup de terrains, sa saison 2015 en est la preuve (2e des Strade Bianche et de l’Eneco Tour, 3e du Tour des Flandres, de Paris-Roubaix et de Paris-Tours pour ce qui est des places d’honneur).

Outsider sérieux

Fort d’une confiance blindée et une forme aiguisée, Greg Van Avermaet peut-il remporter Milan-San Remo ce samedi ? "C’est une course longue (291 kilomètres) mais c’est ce que j’aime et où je dois montrer de quoi je suis capable", assène le vainqueur d’étape sur le dernier Tour de France (d’un cheveu devant…Sagan). Ses qualités de puncheur seront utiles s’il veut se débarrasser des sprinteurs dans la Cipressa ou le Poggio. Dans un second temps, sa pointe de vitesse est un atout non négligeable en cas d’arrivée dans un petit groupe. Sans le gênant Philippe Gilbert (forfait), Van Avermaet aura les coudés franches au sein d’une formation BMC puissante avec des équipiers tels que Burghardt, Caruso, Oss ou encore Quinziato. Directeur sportif de la formation Lotto-Soudal, Herman Frison ne s’y trompe en établissant la liste des vainqueurs potentiels sur la Via Roma : "Fabian Cancellara, Fernando Gaviria, Alexander Kristoff, Zdenek Stybar et Greg Van Avermaet". Une victoire du malchanceux d’hier ravirait à coup sûr les réseaux sociaux ce samedi.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot

UCI World Tour