Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) à la bagarre
Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) à la bagarre | AFP - Bettini Luca / BettiniPhoto / DPPI

Liège-Bastogne-Liège: Alaphilippe à l'assaut de la Doyenne

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Quatre jours après sa belle victoire sur la Flèche Wallonne, Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quickstep) aspire à ajouter une nouvelle victoire à son début de saison quasi-idyllique, lors de la Doyenne des classiques: Liège-Bastogne-Liège. 4e l'an dernier et 2e en 2015, le N.1 mondial espère que le nouveau tracé final, qui favorisera normalement les attaquants, sera un atout de plus pour rafler la victoire.

Dans les Ardennaises, Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quickstep) n'avait pas coché l'Amstel Gold Race ou la Flèche Wallonne, mais bien Liège-Bastogne-Liège. Surtout qu'après sa chute dans le Tour du Pays Basque, il avait besoin de se rassurer. Il l'a fait dès la Flèche Barbançonne, en prenant la 2e place, avant de confirmer à l'Amstel (4e) puis en remportant la Flèche Wallonne mercredi. "Je suis juste super content d'avoir eu les jambes pour gagner", se réjouissait-il après sa victoire. "Ce qui viendra (après) c'est du bonus. Je serai au départ de Liège avec une grande motivation." Et quand le N.1 mondial est motivé, les autres tremblent, même si ses jambes commencent à ressentir la fatigue.

Insatiable depuis le début de la saison, le vainqueur de Milan-Sanremo et de la Flèche Wallonne s'attaque à un dernier monument. Qui a subi un petit lifting. Pour ne plus revivre cette arrivée massive du peloton dans la côte de Saint-Nicolas, à moins de 7km de l'arrivée, pour une explication entre costauds dans la montée vers l'Ans, les organisateurs ont décidé de changer le final. "L'arrivée à Ans était très dure, elle n'avantageait pas les attaquants", explique Thierry Gouvenou, le directeur de course. "La peur du dernier faux plat, quasiment une côte, bloquait les initiatives. On espère qu'en revenant à la tradition avec une arrivée sur le plat, on va débloquer les tactiques de course".

La chasse est ouverte

Le parcours 2019 éloigne la dernière côte (La Roche-aux-Faucons) de l'arrivée. Au sommet, il reste encore 15 kilomètres, dont une partie en descente, avant de rejoindre Liège où la ligne est installée à l'entrée du coeur de ville. "On espère que les grimpeurs vont se lancer plus vite pour essayer de gagner. S'ils attendent la fin, ils seront battus par un sprinteur-puncheur", avertit Gouvenou. Puncheur-sprinteur ? On dirait une description d'Alaphilippe...

Peter Sagan (Bora) forfait cette semaine alors qu'il devait faire ses premiers pas dans la Doyenne, l'Australien Michael Matthews (Sunweb) reprend le flambeau des candidats à la victoire, parmi lesquels on peut aussi citer Jakob Fugglsang (Astana), 2e derrière Alaphillippe sur la Flèche, Valverde (Movistar) quadruple vainqueur, Nibali (Bahrain), van Avermaet (CCC) ou encore le jeune Schachmann (Bora). Bref, les appétits sont aiguisés pour une course sur laquelle aucun Français ne s'est plus imposé depuis Bernard Hinault, en 1980.

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