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Amstel Gold race, Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège : Le triptyque ardennais à la loupe

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Avec Paris-Roubaix, les Flandriennes ont tiré leur révérence pour cette saison. Mais la campagne des classiques ne touche pas à sa fin. Dès ce dimanche, place à l'Amstel Gold Race qui marque le début du célèbre triptyque ardennais. Une semaine de courses entre les Pays-Bas et la Belgique où côtes et pourcentages remplacent la boue et les pavés.

Après la campagne flamande, les puncheurs peuvent affiner leur forme. Certains les attendent depuis un moment, d'autres y voient une continuité dans leur calendrier, les classiques ardennaises, sans doute moins spectaculaires que leurs cousines des Flandres, charrient pourtant leur lot de singularité avec un maître-mot : explosivité

Une semaine, trois épreuves 

Mercredi avait lieu la Flèche Brabançonne dans les environs de Bruxelles, semi-classique qui fait le pont entre les classiques flamandes et les ardennaises. L'Amstel Gold Race, course hybride où certains "Flandriens" viennent clôturer leur printemps, poursuit cette transition. Elle marque également le début du triptyque ardennais. Et même si elle se déroule dans la province du Limbourg aux Pays-Bas et ne fait donc pas partie géographiquement du massif ardennais, elle propose un terrain similaire à ses deux grandes sœurs, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège.

La première se résume à une course de côte en haut du célèbre Mur de Huy. A son maximum, la pente atteint 26%. Avec un scénario souvent prévisible, elle est le terrain de jeu favori des meilleurs puncheurs du peloton. La seconde, Liège-Bastogne-Liège, 4e Monument de l'année, clôture la saison des classiques du printemps. La Doyenne des Classiques, sans doute la plus dure et la plus prestigieuse, propose un enchaînement de côtes aux pourcentages indigestes. Avec à l'arrivée, un dénivelé avoisinant les grandes étapes de montagne des grands tours. 

Une évolution nécessaire

Depuis quelques années, les spectateurs subissent souvent le même scénario écrit à l'avance. Une course de plus de 250 kilomètres qui se résume à un sprint en côte. Et pour rester attrayantes comme leurs voisines flamandes, un vent de changement souffle sur les profils des épreuves ardennaises. Fini les courses stéréotypées, les organisateurs veulent du spectacle. L'Amstel, qui a longtemps souffert de la comparaison avec ses grandes sœurs a déjà opéré sa mue ces dernières années. Les organisateurs semblent avoir trouvé les parades pour offrir une course plus débridée. Depuis 2017, la montée finale du Cauberg n'est plus le juge de paix de l'épreuve. On rejoint l'arrivée à Berg en Terblijt par une nouvelle boucle. Avec une course sur le papier plus ouverte, l'éventail des prétendants s'élargit pour se disputer la victoire. 

Et si l'arrivée de la Flèche semble vouée à se jouer à Huy, la Doyenne a elle suivi la voie du changement cette année. La côte de la Roche-aux-Faucons, située à 15 kilomètres de l'arrivée, sera l'ultime difficulté à franchir pour les coureurs. Oubliées donc la côte de Saint-Nicolas et l'arrivée à Ans. La victoire se jouera dans Liège et sur du plat. Une volonté certaine des organisateurs pour regagner l'engouement du public. 

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