Michal Kwiatkowski
Michal Kwiatkowski vainqueur en 2015 | BAS CZERWINSKI / ANP / AFP

A l'Amstel Gold Race, une nouvelle saison commence

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Sur le Vélodrome de Roubaix, le rideau est tombé sur les courses dites "flandriennes". Avec la Flèche Brabançonne mercredi et surtout l'Amstel Gold Race dimanche, c'est une nouvelle saison qui commence, avec d'autres parcours, d'autres coureurs aussi.

Troisième de l’Amstel Gold Race en 2012, Peter Sagan n’a plus participé aux classiques ardennaises depuis 2013. Le Slovaque, que l’on dit tout-terrain, sait qu’il a peu de chance de briller loin des pavés, sur des côtes un peu plus longue que les monts flandriens. En cela, il représente parfaitement le passage à une nouvelle saison cycliste, celle des puncheurs et des grimpeurs. L’Amstel Gold Race a beau être surnommée la "plus flandrienne" des classiques ardennaises, il n’en demeure pas moins que le dernier coureur à avoir brillé dans les Flandres et dans les Ardennes est l'Italien Michele Bartoli (vainqueur au Tour des Flandres en 1996 et de l’Amstel en 2002).

Sans les Boonen ou Cancellara

Pourquoi l’Amstel Gold Race est-elle considérée comme proche des Flandriennes ? Point de pavé dans le Limburg mais des côtes plus courtes qu’à la Flèche Wallonne ou à Liège-Bastogne-Liège. Longtemps, Boonen ou Cancellara ont annoncé qu’ils pousseraient jusqu’aux Pays-Bas après Paris-Roubaix, sans jamais le faire pour le Belge et sans jamais briller pour le Suisse. Vainqueur à Roubaix, Mathew Hayman sera en appui de Michael Mattews et Simon Gerrans au départ de Maastricht tout comme Boasson Hagen (5e), Sieberg (7e) et Erviti (9e) mais seul le Norvégien de la Sky semble pouvoir prétendre à jouer un rôle majeur. Du top 10 du Tour des Flandres, qui se rapproche un peu plus de l’Amstel que Paris-Roubaix, les seuls Erviti (7e) encore lui et Claeys (9e) font du rabe aux Pays-Bas.

Spécialisation à outrance

La spécialisation à outrance des coureurs est évidemment la cause de cette désertion de l’Amstel Gold Race. La longueur de la saison des Flandriennes aussi. Du Het Nieuwsblad (fin février) à Paris-Roubaix (deuxième dimanche d’avril), les courses sont à cheval sur plus d’un mois (une bonne quinzaine de jours si l’on enlève le Het Nieuwsblad et Kuurne-Bruxelles-Kuurne fin février). Dans le même, les Ardennaises sont condensés sur une petite dizaine de jours (de la Flèche Brabançonne à Liège-Bastogne-Liège). Les Flandriens vont désormais hiberner laissant la place aux puncheurs puis aux coureurs de Grand Tour qui devraient faire leur rentrée sur la Flèche Wallone ou sur Liège-Bastogne-Liège.