Julian Alaphilippe

GP de Québec : Julian Alaphilippe en rodage avant les Mondiaux et le Tour de Lombardie

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De retour en course fin août sur le Tour d'Allemagne, Julian Alaphilippe poursuit sa remise en jambes dès vendredi au Canada. Le coureur français va participer au Grand Prix de Québec (puis à celui de Montréal dimanche). Si la victoire n'est pas obligatoire, le but est avant tout de monter en puissance à deux semaines des championnats du monde, prochain gros objectif du puncheur de 27 ans.

Passée la bataille des chefs sur le Tour de France, ses deux victoires d'étape et sa 5e place au classement général final, Julian Alaphilippe reprend sa course effrénée. L'homme aux 12 victoires en 2019 fait partie des grands noms du peloton au départ du Grand Prix de Québec vendredi. Le parcours lui convient et il fait naturellement partie des favoris, mais le coureur de la Deceuninck-Quick Step refuse d'endosser toute forme de pression.

Se tester avant les Mondiaux

"Le Tour a été tellement prenant que plus rien derrière ne peut atteindre le niveau de stress que j'ai connu en juillet (...). Ma saison a été exceptionnelle, si je ne gagne pas d'ici la Lombardie, ça ne sera pas la catastrophe. Ça ne remettra rien en cause en tout cas. Je n'ai aucune obligation sur ces cinq dernières courses, ce qui ne veut pas dire que je ne viens pas pour gagner", a-t-il confié à L'Equipe. Face à des cadors comme Peter Sagan (Bora Hansgrohe), Greg van Avermaet (CCC) ou Michael Matthews (Sunweb), Julian Alaphilippe va pouvoir se tester sur un parcours qui s'approche de celui des Mondiaux prévu en Grande-Bretagne le 29 septembre prochain.

"La Lombardie me plaît énormément"

Car, pour le Français, jouer la gagne dans le Yorkshire est le prochain vrai objectif de sa saison. Le sélectionneur de l'équipe de France, Thomas Voeckler, va compter sur son puncheur pour mettre fin à une disette de 22 ans. Depuis le sacre de Laurent Brochard à Saint-Sébastien en 1997, aucun coureur tricolore n'a revêtu le maillot arc-en-ciel. Alaphilippe ne s'en cache pas, se rendre au Canada est un "bon test pour (lui)" et pas un objectif en soi. "Même si je n'arrive pas à 100 % ici au Québec, j'ai hâte de voir où je me situe", a-t-il ajouté dans les colonnes de L'Equipe.

Il ne faut pas oublier que le numéro 1 mondial a coupé après un Tour de France éreintant. Il n'a repris la compétition qu'il y a deux semaines, sur le Tour d'Allemagne, en douceur (94e place). Une montée en puissance est attendue, et le coureur de Patrick Lefévère ne devrait pas avoir beaucoup de mal à faire mieux que lors de sa dernière sortie à Québec (65e place). Mais il ne jouera pas son va-tout étant donné la proximité des Mondiaux, et "Alaf" regarde encore plus loin. Il lorgne déjà vers le Tour de Lombardie, où le titre de Thibaut Pinot sera remis en jeu. "Je ne connais pas le parcours du Yorkshire, j'ai seulement eu quelques infos alors que je sais que celui de la Lombardie me plaît énormément", a-t-il concédé.

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