Julian Alaphilippe (Etixx-Quick Step)
Julian Alaphilippe (Etixx-Quick Step) | DAVID STOCKMAN / BELGA MAG / BELGA/AFP

Flèche Wallonne: Alaphilippe au pied du Mur

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Après avoir crevé l'écran à l'Amstel Gold Race, Julian Alaphilippe se frotte ce mercredi à la Flèche Wallonne (à suivre en direct sur France 3 et FranceTV Sport.fr à partir de 14h55). L'un des fers de lance de la nouvelle génération française espère s'y faire un nom sur des routes taillées pour ses qualités.

Il y a les Péraud, Chavanel, les Pinot, Bardet, Bouhanni ou Démare, demain il y aura les Sénéchal, les Gougeard. Et Julian Alaphilippe. Dans la longue liste des talents français à polir, le coureur de 22 ans est le seul à évoluer à l’étranger. Pas n’importe où, dans la meilleure équipe du monde : Etixx-Quick Step. Celle des Cavendish, Martin, Kwiatkowski, Stybar, Terpstra ou Boonen.

Brillant à l'Amstel Gold Race

Ce dimanche, il vient de crever l’écran en terminant septième de l’Amstel Gold Race. Son meilleur résultat chez les pros, lui qui vit actuellement sa deuxième saison. Le parcours de Julian Alaphilippe est plutôt classique. Il a fait ses armes sur le cyclo-cross avant de faire tourner les têtes des meilleures équipes du peloton World Tour. En bon dénicheur de talents, Patrick Lefevere sent le bon coup et le fait signer dans son équipe réserve (Etixx-iHNed). Le natif de Saint-Amand-Montrond n’y restera qu’un an avant de découvrir le monde professionnel en 2014. A 21 ans. A cet âge-là, on n’est pas grand-chose dans une équipe aussi forte qu’Etixx, héritière de Mapeï.

Dans L’Equipe du 21 avril, Alaphilippe raconte que sur l’Amstel 2014, on lui avait demandé de "rouler à 190 kilomètres de l’arrivée". Il s’était exécuté sur 70 bornes avant d’exploser et de regarder la fin de la course dans le bus de l’équipe. Un an plus tard, le bon effectué dans la hiérarchie est spectaculaire. Il était, dimanche, l’avant-dernier échelon de la fusée. Celui qui devait amener Kwiatkowski jusqu’au bout. La victoire du champion du monde et sa septième place prouvent que le boulot a été fait, et bien fait.

Alaphilippe veut se faire un nom

Ce mercredi, Julian Alaphilippe découvre la Flèche Wallonne et son terrible Mur de Huy (1,3 km à 9,8% de moyenne et un passage à 26%). Une folie. Une folie qui le préparera aussi au gros morceau, la doyenne des classiques : Liège-Bastogne-Liège. Un aller-retour aux allures de saute-moutons. "Liège, c’est 253 kilomètres avec de nombreuses côtés" rappelle Alaphilippe dans L’Equipe.

Pour être à la hauteur de ces classiques ardennaises, son premier objectif de la saison, le sprinteur-puncheur d’Etixx-Quick Step s’est infligé un entraînement de stakhanoviste. Pas plus tard qu’il y a une dizaine de jours, le Montluçonnais s’est infligé une sortie de 300 kilomètres. Une rareté en plein milieu d’une saison. Mais Alaphilippe se doit être d’être à la hauteur des attentes de sa formation.  S’il sait qu’il faut "cinq-six ans pour être au top" sur ces courses, Alaphilippe ne dirait sans doute pas non à une nouvelle place d’honneur. Pour grimper un peu plus dans la hiérarchie. Et se faire un nom parmi la nouvelle génération.

La Flèche Wallonne est à suivre en direct dès 14h55 sur France 3 et FranceTV Sport.fr

Christophe Gaudot @ChrisGaudot

UCI World Tour