Rui Costa (Movistar)
Rui Costa (Movistar) avec le maillot arc-en-ciel | LUK BENIES / AFP

Costa: "Pas effrayé par l'arc-en-ciel"

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Le Portugais Rui Costa, nouveau champion du monde, n'est pas effrayé par le poids du maillot arc-en-ciel et "ne changera pas (sa) façon de courir" ni sa "façon d'être", a-t-il déclaré en marge du Tour de Pékin.

Ce maillot arc-en-ciel fait-il de vous un coureur différent ?
Rui Costa: "A certains moments oui, à d'autres non... Cela fait deux semaines que  je suis en arc-en-ciel et, sincèrement, je suis toujours sur mon nuage. J'ai  toujours du mal à y croire. Devenir champion du monde, c'était un rêve et  c'était tellement improbable que ça se réalise... Quand je me lève le matin, je  suis un gars normal. Mais dès que je mets un pied dehors avec ce maillot, ici  en Chine, on m'arrête tous les cinq mètres pour une photo. Mais ça ne change  pas ma façon d'être et, une fois en course, je suis un coureur normal."
   
A quel âge avez-vous débuté la compétition et d'où vous viens ce rêve  "arc-en-ciel" ?
RC: "J'ai débuté le vélo à douze ans. Et franchement, à ce moment-là, je ne  pensais même pas devenir pro. Bien sûr, comme tous les gamins qui font du vélo,  je me mettais parfois dans la peau d'un champion. Mais de là à imaginer le  devenir... Il n'y avait pas de coureur dans ma famille. Personne n'avait le  vélo dans le sang. On regardait simplement quelques courses à la télévision.  Et, petit, je n'avais pas vraiment d'idole. Le premier souvenir que j'ai d'un  championnat du monde à la TV, c'est le sacre (du Suisse) Oscar Camenzind" (en  1998, Rui Costa avait douze ans).
   
 Cette saison, votre prédécesseur Philippe Gilbert n'a gagné qu'une  course. Redoutez-vous que ce maillot arc-en-ciel soit lourd à porter, comme  c'est souvent le cas ?
 RC: "Non. Ce maillot ne va pas changer ma façon d'appréhender les courses.  Je suis un coureur offensif. Je continuerai à rouler comme je le faisais avant."
   
 Un de vos autres rêves serait de gagner le Tour de France où vous avez  remporté deux étapes cette année. C'est exact ?
 RC: "J'aimerais participer au Tour dans l'optique du général, oui. Pour voir  de quoi je suis capable. Pas pour la gagne... Pour gagner le Tour, chacun sait  qu'il faut un programme et une préparation spécifique avec des stages en  altitude, des courses comme le Dauphiné. L'an prochain, je ne pense pas changer  beaucoup mon programme de ces dernières saisons qui n'était pas centré sur la  Grande Boucle. Je crois qu'en 2014 mon programme sera quasi identique à celui  de 2013 avec des objectifs sur les classiques comme Liège par exemple."
   
 Votre progression a été fulgurante cette année. A 27 ans, êtes-vous  arrivé au sommet de vos possibilités ou pensez-vous pouvoir encore vous  améliorer ?
 RC: "C'est difficile à dire. Je crois que cette saison j'ai peut-être déjà  atteint le maximum de mon potentiel avec mon succès au Tour de Suisse, les deux  étapes du Tour et le titre mondial. C'est plus qu'espéré. La seule façon de  savoir si je peux faire mieux c'est de continuer à travailler, à donner le  meilleur. Puis on verra..."

AFP