Philippe Gilbert
Philippe Gilbert (Quick-Step Floors) | DAVID STOCKMAN / BELGA MAG / BELGA

Amstel Gold Race : Gilbert à la chasse au record

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De l'autre côté de la frontière toute proche, le Belge Philippe Gilbert s'attaque dimanche au record des cinq victoires dans l'Amstel Gold Race, en ouverture de la semaine ardennaise que l'Espagnol Alejandro Valverde aborde en favori comme à son habitude. 

S'il a échoué dans sa quête de gagner les deux monuments manquant à son palmarès (Milan-San Remo, Paris-Roubaix), Philippe Gilbert a affiché une belle forme. Avantage supplémentaire : il retrouve sur les 262 kilomètres menant de Maastricht à Valkenburg un terrain à sa convenance, avec une multitude (35 au total) de côtes favorisant la sélection dans la seule classique néerlandaise du calendrier. 

"Dans ma jeunesse, je me suis beaucoup entraîné dans la région. Je connais les routes par coeur", affirme le Wallon (35 ans), qui a grandi dans la province de Liège toute proche du Limbourg néerlandais. "J'ai bien récupéré de Paris-Roubaix, je suis prêt", ajoute le champion du monde 2012 qui veut gagner une nouvelle fois (après 2010, 2011, 2014 et 2017), ce qui reviendrait à égaler le record de Jan Raas datant des années 1980. Mais, dans son équipe Quick-Step souvent victorieuse cette saison, bien qu'en échec dimanche sur les pavés menant à Roubaix, un autre coureur, Julian Alaphilippe, figure dans le haut de la liste des favoris. 

A 25 ans, le Français a déjà pris ses marques à Valkenburg (7e en 2015 et 6e en 2016). "C'est une course qui demande beaucoup d'attention et de concentration", affirme le puncheur auvergnat, habitué des places d'honneur dans les classiques. Il lui reste maintenant à gagner et devenir le troisième Français au palmarès après Jean Stablinski à la création de la course (1966), puis Bernard Hinault habillé du maillot de champion du monde (1981). 

Valverde sans réussite

Le porteur actuel du maillot arc-en-ciel, Peter Sagan, revient pour sa part, après une parenthèse de cinq ans, dans une course qu'il a terminée à la troisième place en 2012. En toute décontraction puisque le Slovaque a réussi d'ores et déjà son printemps (Gand-Wevelgem, Paris-Roubaix), avant de laisser la place aux puncheurs-grimpeurs à leur aise dans les Ardennes. 

Le prototype du genre, Alejandro Valverde, n'a pour sa part jamais connu la réussite de ce côté de la frontière. Au contraire de la Flèche Wallonne, le rendez-vous suivant mercredi, et Liège-Bastogne-Liège quatre jours plus tad, (22 avril), il a seulement approché le succès (deux fois deuxième, une fois troisième) au fil de ses onze participations. "Parfois, c'est une question de chance", soupire l'Espagnol, auteur d'un début de saison fracassant (neuf victoires). De placement et d'opportunisme aussi, sur le parcours tournicotant dans les collines verdoyantes du Limbourg, au final différent cette année après la troisième et dernière ascension de l'emblématique Cauberg. 

"Nous avons recherché des routes plus étroites pour rendre plus difficile le contrôle de la course", explique le directeur de course, Leo Van Vliet, très satisfait du changement majeur opéré l'an dernier avec l'éloignement du Cauberg par rapport à l'arrivée. 

Dans cette configuration, les ouvertures sont multiples, les appétits aussi. A commencer par le Polonais Michal Kwiatkowski, vainqueur en 2015, l'Italien Vincenzo Nibali, expert dans l'art de surprendre, l'Australien Michael Matthews en cas de sprint ou encore les représentants de la nouvelle vague belge, Tiesj Benoot et Tim Wellens, réunis sous les mêmes couleurs. 

AFP