L'Espagnol d'Eukatel-Euskadi Jon Izagirre
L'Espagnol d'Eukatel-Euskadi Jon Izagirre | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Tour d'Italie: première pour Izagirre

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Le coureur espagnol d'Euskatel-Euskadi l'Espagnol Jon Izagirre remporte en solitaire la 16e étape du Giro et fête ainsi sa plus belle victoire en professionnel. Son compatriote Joaquim Rodriguez (Katusha), qui est arrivé au sein du peloton, a gardé le maillot rose de leader à la veille de la première étape des Dolomites.

Chaque grand Tour réserve des étapes de transition pour des baroudeurs. Cette 16e étape du Tour d'Italie n'a pas dérogé à la règle après les premières étapes montagneuses. "On savait tous que c'était une étape idéale pour mener  une échappée" a confirmé la vainqueur à l'arrivée. Après de nombreuses tentatives en début d'étape et une première heure  bouclée à toute allure (49,8 km), une échappée de dix coureurs s'est formée au  61e kilomètre de cette étape longue de 173 kilomètres. Le groupe (De Marchi, Frank, Izagirre, Bak, Maes, Clement, Herreda,  Mazzanti, Brandle, Boaro) a bénéficié de l'indifférence du peloton pour  s'assurer un avantage de 12 min 30 sec à 25 kilomètres de l'arrivée. 

Arrivé en solitaire

Dans la dernière côte (2,3 km) menant aux 2 derniers kilomètres, Izagirre a  pris le dessus sur son compatriote Jose Herrada et le Suisse Matthias Frank,  ses deux rivaux les plus coriaces avec De Marchi. Le peloton s'est présenté sur la ligne avec un retard approchant les neuf  minutes. Izagirre professionnel depuis 2011, a apporté son premier succès à l'équipe  Euskaltel, venue sans ses deux leaders (S. Sanchez, Anton) dans ce Giro. Le Basque, dont le frère Gorka est aussi coureur professionnel dans la même  formation, a enlevé le deuxième succès de sa carrière après une étape  contre-la-montre du Tour des Asturies fin avril. Il a donné à la formation Euskaltel, qui recherche un sponsor, venue sur le Giro sans ses chefs de file (S. Sanchez, Anton) son premier succès, et a signé la 98e victoire d'étape espagnole dans le Giro depuis la première acquise en 1955.

L'autre coureur espagnol en vedette, Joaquim Rodriguez, s'est contenté de suivre au sein d'un peloton qui a rallié l'arrivée tranquillement. Sans que le porteur du maillot rose de leader cherche à utiliser le tremplin de la côte menant aux 2 derniers kilomètres et à l'arrivée à Falzes, le nom italien de la bourgade de Pfalzen, à faible distance du Plan de Corones où le Giro a vécu des heures plus spectaculaires ces dernières années

Le verdict des Dolomites

Les positions sont donc restées figées à la veille de l'étape des Dolomites, la première des trois journées de haute montagne qui attendent les favoris avant de rejoindre Milan dimanche prochain. Mais le Duran et le Giau, les deux cols de première catégorie au programme de la 17e étape pour rejoindre Cortina d'Ampezzo après 186 kilomètres, sont de toutes difficultés. Mercredi, la 17e étape, longue de 186 kilomètres, relie Falzes à Cortina  d'Ampezzo. La dernière des quatre ascensions du jour, le Giau (9,9 km à 9,3 %),  grimpe jusqu'à 2236 mètres d'altitude, à 18 kilomètres de l'arrivée, avant la  descente vers Cortina d'Ampezzo. "Nous sommes prêts, mon équipe et moi", annonce Ivan Basso, troisième au classement général (à 1 min 22 sec de Rodriguez). "Je suis serein", répond en écho l'autre grande chance italienne, Michele Scarponi (6e à 1 min 36 sec), le vainqueur sortant du Giro.

Rodriguez, pour sa part, affiche une semblable confiance. "Je m'attends à des attaques mais je suis prêt à répondre", affirme le grimpeur de l'équipe Katusha. "Je me porte bien, je vois jour après jour". En tout cas, le porteur du maillot de leader est apparu très détendu durant cette journée de transition. Pour le plaisir des caméras, il a même fait mine de répondre à un téléphone tendu par une voiture d'équipe (Saxo Bank). Un combiné tout rose évidemment. 

Mathieu Baratas