Tour des Flandres : faire oublier 2020 et trouver les sensations en 2021, Julian Alaphilippe à l'heure des retrouvailles avec le Ronde

Publié le , modifié le

Auteur·e : Loris Belin
Alaphilippe
Julian Alaphilippe et son col arc-en-ciel de champion du monde | DAVID STOCKMAN / BELGA MAG / BELGA VIA AFP

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Julian Alaphilippe fait partie des favoris sur le Tour des Flandres dimanche (13h35 sur France 3 et France.tv). Le Français de la Deceuninck – Quick-Step a l'occasion d'effacer le souvenir malheureux de sa première participation au Ronde l'an dernier, ponctuée par une chute alors qu'il était en course pour la victoire, et de véritablement lancer sa saison des classiques.

Entre Julian Alaphilippe et le Tour des Flandres, tout est réuni pour établir une de ces romances qui font tant aimer le cyclisme. Le Ronde fait autant appel à la science stratégique de la course qu'à la résistance aux efforts répétés, les conditions quasi idéales pour voir le coureur de la Deceuninck – Quick-Step briller. La première rencontre en 2020 s'est pourtant soldée sur un rendez-vous manqué, le Français se tenant le poignet après une étreinte violente avec le bitume à 35 kilomètres de l'arrivée

Ce premier rencard avait pourtant débuté à merveille. Alaphilippe s'était paré quelques jours plus tôt de ses habits de lumière : un maillot arc-en-ciel de champion du monde. En grande forme, il s'était immiscé dans le triangle amoureux des courses d'un jour l'an passé, avec Wout van Aert et Mathieu van der Poel. Mais cette première danse, promise à un final endiablé s'était stoppée net pour une seconde d'inattention et un choc brutal contre une moto de l'organisation. Alaphilippe se voyait éconduit à la dure par le Ronde, le bras en écharpe, saison terminée. Mais en puncheur qu'il est, renoncer face à l'adversité n'est pas le genre de la maison. A charge de revanche ? Très peu pour le Français.

Alaphilippe assure avoir oublié 2020

"Je me présente sans aucun sentiment de revanche. Pour moi, 2021 est une nouvelle édition", a-t-il assuré lors d'un point presse en ligne. "Les conditions sont différentes." Alaphilippe sera au départ d'Anvers sans envie d'en découdre, mais pas sans ambition. Comme en octobre dernier, il sera l'un des hommes forts de la startlist. D'autant qu'il le sait, pour cette deuxième chance avec le Tour des Flandres, il pourra de nouveau compter sur de fidèles alliés. "Mon but sera de performer. Nous avons une très forte équipe et nous sommes très motivés", a-t-il insisté.

Les autres prétendants sont prévenus, même si la piqure de rappel n'était guère nécessaire. "Deceuninck – Quick-Step va être l'équipe à regarder", a clamé Mathieu van der Poel à la RTBF. "Si Deceuninck est au même niveau qu'au GP de l'E3 (doublé avec la victoire de Kasper Asgreen devant Florian Sénéchal), ce ne sera pas simple", analyse pour sa part Wout van Aert. Van der Poel comme Van Aert avaient profité l'an passé de la mésaventure d'Alaphilippe pour terminer seuls au sprint et le succès de MVDP

Alors, les deux compères, qui ne se lâchent plus sur les classiques, se marqueront de près. "Au niveau individuel, je pense que c'est surtout Wout qu'il faut surveiller", prévoit le Néerlandais. "Je crois que lui, il veut vraiment gagner, ce sera surtout lui qui sera dangereux." "La forme de Van der Poel est bonne et la sélection naturelle devrait s'opérer dans les dernières difficultés", envisage pour sa part le Belge. "J'espère être devant, avec quelques équipiers. Mathieu doit sans doute espérer la même chose."

Profiter du duel Van Aert - van der Poel

Et Julian Alaphilippe dans tout ça ? "Je dirais que Julian et moi, nous sommes un peu moins forts", a estimé Mathieu van der Poel. "Wout a remporté Gand-Wevelgem. Mais ce dimanche, le plus fort du jour va gagner. Il ne faut pas faire attention à ce qu'il s'est passé avant".

Le champion du monde ne peut qu'acquiescer. Le souvenir de 2020 et son début de saison modeste pour ses standards ternissent un tout petit peu sa cote. Deuxième des Strade Bianche et vainqueur d'une étape de Tirreno-Adriatico, le leader de la Deceuninck a peiné à enchaîner sur Milan – San Remo, puis A Travers la Flandre mercredi. Le Ronde, dimanche, est l'occasion rêvée de retrouver le sommet. "Il n'y a pas de scénario idéal, il y a juste à essayer de gagner la course et, pour cela, il faut être intelligent et fort. J'ai mis un peu de temps à récupérer après les courses en Italie. Je me suis un peu rassuré mercredi dans A travers la Flandre. Je me suis senti mieux même si je n'ai pas fait de performance extraordinaire", a ajouté le Français. "Quelques jours tranquilles, une reconnaissance du parcours et une température meilleure dimanche, ça devrait le faire".

Le début très ouvert de la saison des classiques - Stuyven à San Remo, Asgreen sur l'E3 ou encore Van Baarle sur A Travers la Flandre ont levé les bras comme outsiders – peut donner des raisons supplémentaires d'espérer à Julien Alaphilippe. Son union avec le Tour des Flandres n'attend plus qu'à être célébrée.

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