Tour de Romandie Ilnur Zakarin 052015
Ilnur Zakarin lors du Tour de Romandie | AFP - Tim de Waele

Tour de Romandie : qui pour succéder à Zakarin ?

Publié le , modifié le

Ce mardi sera donné le coup d’envoi de la 70e édition du Tour de Romandie. Du 26 avril au 1er mai, le peloton arpentera les routes et les cols suisses et les prétendants à la victoire finale seront une fois de plus nombreux. En 2015, c’était le Russe Ilnur Zakarin (Katusha) qui s’était imposé. Cette année, le double vainqueur de l’épreuve Christopher Froome (Sky), Richie Porte (BMC), Nairo Quintana (Movistar), Rui Costa (Lampre) ou, chez les Français, Thibaut Pinot (FDJ) seront à surveiller de près. Tout comme le Slovène Simon Spilak (Katusha), vainqueur en 2012 et deuxième à trois reprises (2013, 2014, 2015).

Les cadors dans les starting-blocks

"Cela fait 4-5 ans que le Tour de Romandie sert de répétition avant la Grande Boucle, mais c'est encore plus accentué cette année, expliquait il y a quelques jours Richard Chassot, le directeur de l'épreuve. Les meilleurs ne viennent pas seulement pour accumuler des kilomètres, ils viennent pour se tester, pour se rassurer et donc pour jouer la gagne". 

Parmi les noms les plus cités pour le palmarès 2016 du Tour de Romandie et en l'absence d'Alberto Contador et de Vincenzo Nibali, Christopher Froome (Sky) est en excellente position. Le coureur britannique s'est déjà imposé sur les routes suisses en 2013 et 2014 et se verrait bien empocher un troisième succès. Pour ce faire, il offrira au public un "duel de rêve" avec le Colombien Nairo Quintana. Et pour cause : le grimpeur de la formation Movistar semble, lui aussi, en bonne forme après son succès au Tour de Catalogne et sa 3e place au Tour du Pays basque. 

Grosse concurrence

Outre ces deux favoris, le Portugais Rui Costa, trois fois troisième de l'épreuve et 3e dimanche dernier de Liège-Bastogne-Liège, aura les armes pour venir se mêler à la bataille. Idem pour Tejay Van Garderen et Richie Porte de l'équipe BMC. A domicile, Michael Albasini (Orica-GreenEdge) aura sans doute à coeur de briller devant son public, lui qui n'a encore jamais inscrit son nom au palmarès de l'épreuve mais qui a déjà remporté 5 étapes. 

Côté français, les principales chances de victoire reposeront sur les épaules de Thibaut Pinot (FDJ) et de Romain Bardet (AG2R-La Mondiale). Le premier a récemment terminé 4e du Tour du Pays basque et 5e de Tirreno-Adriatico tandis que le second reste sur une belle 9e place sur Paris-Nice. 

Le tenant du titre, Ilnur Zakarin, fera également partie de la longue liste des prétendants à la victoire finale. Depuis le début de la saison, le coureur russe de la formation Katusha a en effet prouvé qu'il avait les jambes pour réaliser de belles choses. Avec une victoire d'étape sur Paris-Nice, une 5e place sur Liège-Bastogne-Liège ou encore une 7e place au Tour de Catalogne, Zakarin sera sans aucun doute un réel candidat à sa propre succession. Mais, comme l'an passé, il lui faudra garder un oeil bien ouvert sur le Slovène Simon Spilak (Katusha), vainqueur en 2012 et deuxième à trois reprises (2013, 2014, 2015).

La météo en trouble-fêtes ?

Pour la 70e édition, le peloton débutera, ce mardi, par un prologue de 3,95 km dans les rues de La Chaux-de-Fonds. Problème : celui-ci pourrait être modifié ou annulé en raison de mauvaises conditions météorologiques. La ville où doit se tenir le prologue a en effet été touchée par la neige depuis dimanche, neige qui devrait continuer à tomber jusqu'à la date de la compétition. L'organisation de la course va devoir se concerter dans les heures à venir afin de prendre une décision quant à la tenue ou non de ce prologue. 

Ensuite, mercredi, les coureurs auront 167km à parcourir entre La Chaux-de-Fonds et  Moudon, avant d'entamer les choses sérieuses : deux étapes de montagnes, entrecoupées d'un contre-la-montre de 15km dans les coteaux sédunois. Le verdict final de la boucle romande sera rendu, dimanche, sur les quais genevois.

Isabelle Trancoën