Van Den Broeck à la relance

Van Den Broeck à la relance

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Presque un an après sa chute dans la 5e étape du Tour de France 2013, une longue indisponibilité, et surtout une grosse période de doute, Jurgen Van Den Broeck revient avec des ambitions sur le Tour 2014. Une épreuve dont il a déjà été un talentueux outsider en terminant deux fois quatrième en 2010 et 2012. Fort de la confiance de son équipe Lotto-Belisol, qui s'est montrée très attentive et très patiente avec lui après son printemps difficile, le champion Belge, à 31 ans, ne peut plus tergiverser s'il veut espérer accrocher un podium.

Pour cela, Van Den Broeck a mis tous les moyens de son côté avec une préparation millimétrée. " Après les classiques, j'ai pris un peu de repos et je me suis entraîné dans la Sierra Nevada.Puis je suis allé repérer les principales étapes du Tour dans les Alpes, les Pyrénées et les Vosges. J'ai aussi reconnu les secteurs pavés. En guise d'entraînement, j'ai insisté sur les reconnaissances. Tous les détails sont très importants pendant le Tour, comme une descente ou l'attaque d'un col. Ces reconnaissances m'ont donné une certaine tranquillité d'esprit. Je pense que j'ai fait ce que je devais faire pour espérer revenir à un bon niveau. J'ai été rassuré par ma 3e place au Dauphiné, ce qui n'est pas rien. Mais il va falloir encore que je fasse plus, pour rivaliser avec les meilleurs sur le Tour. Il faut surtout tenir sur la durée car en montagne, il suffit d'un "jour sans" et c 'est fini pour le général. Au début de ma préparation, j'ai senti un changement dans mes sensations. C'était très bon pour le moral après des mois compliqués. Je n'avais qu'une envie, courir, juger, m'évaluer. Et finalement c'est allé en s'améliorant. Maintenant, si je veux réussir quelque chose, je dois me donner à fond".

Confirmer pour son équipe

En mal de victoires, Jurgen Van Den Broeck est-il vraiment redevenu compétitif ? Il le pense et sait que, pour son équipe, et pour lui rendre sa confiance, pour ses coéquipiers qui ont évité de lui mettre trop de pression, il lui faudra se mettre au diapason des meilleurs. Il considère que la période la plus stressante de son retour est derrière lui. "Je ne suis plus au stade de la curiosité pour savoir où j'en suis...Mais je ne suis pas non pas non plus totalement dans la certitude. Simplement, le Dauphiné m'a rassuré, comme l'enchaînement réussi des difficultés du parcours. Maintenant à moi de confirmer sur le Tour. J'espère que tous les efforts que j'ai consentis seront payants".  

Christian Grégoire