Christophe Riblon
Le coureur français d'AG2R, Christophe Riblon | DPPI - MANUEL BLONDEAU

11e étape: La chasse à Nibali est ouverte

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Découvrez en quatre points les caractéristiques de la dixième étape du Tour de France, reliant Besançon à Oyonnax longue de 187,5 kilomètres. Après un jour de repos bien mérité après 10 jours éprouvants, les coureurs s'attaquent au Jura dans un parcours vallonné mais sans col important au programme.

Le parcours

Si aucun col du massif jurassien ne figure au programme du jour, la route monte et descend presque sans interruption. Avec, dans les 50 derniers  kilomètres, quatre côtes répertoriées (trois de 3e catégorie, une de 4e) qui donnent une chance supplémentaire aux puncheurs ou aux baroudeurs de surprendre les sprinteurs. Le sommet du dernier obstacle, la côte d'Echallon, est situé à moins de 20  kilomètres de l'arrivée. Il précède la descente vers la cité de la plasturgie (23 000 habitants), ville-étape inédite dans le Tour de France mais habituée à recevoir le Tour de l'Ain. L'an passé, l'Italien Elia Viviani s'était imposé dans l'étape du Dauphiné  arrivant à Oyonnax après un final différent de celui du Tour.

Le coureur à suivre : Baroudeurs à vous de jouer

Entre les Vosges et les Alpes, le Jura et d'autres cols. Encore. Mais pas de grosses difficultés, l'explication entre les favoris attendra sûrement vendredi et l'arrivée à Chamrousse. Non ce mercredi, ce profil pourrait convenir à des baroudeurs avec quatre ascensions de 3e et 4e catégorie dans les 50 derniers kilomètres. Largué au général, Thomas Voeckler (66e à 57 minutes 14) pourrait retenter sa chance au sein d'un groupe de coureurs, d'autant qu'Europcar attend encore une occasion de briller sur ce Tour. Christophe Riblon (AG2R), le héros de l'Alpe d'Huez l'an dernier, peut-être aussi candidat. A moins que Peter Sagan (Cannondale) qui tourne autour de la victoire d'étape depuis le départ de Leeds (trois fois 2e) touche cette fois au but. Soit en faisant rouler ses coéquipiers pour un sprint massif, soit en se glissant au sein de l'échappée du jour.

Le chiffre : 4

Romain Bardet (AG2R), Tony Gallopin (Lotto), Thibaut Pinot (FDJ.fr), Jean-Christophe Péraud (AG2R). Ils sont quatre Français dans les huit premiers du classement général, trois à pouvoir ambitionner quelque chose à Paris. Bardet (5e), Pinot (2e) et Péraud (4e) ont prouvé à la Planche des Belles Filles qu'ils pouvaient lutter avec les meilleurs. S'ils échappent aux écueils mercredi et jeudi, le prochain rendez-vous pour eux est l'étape de vendredi et l'arrivée en altitude à Chamrousse. Un terrain de jeu où ils devront prouver que ce classement flatteur n'est pas usurpé.

L'histoire : Oyonnax année zéro

Pour Oyonnax, c'est une première. Escale inédite de la Grande Boucle, "Oyo", célèbre jusqu'ici au niveau sportif pour le rugby notamment, a mis un peu plus de deux ans pour attirer le peloton, a expliqué Michel Perraud (UDI), maire de cette commune de 23 000 habitants. De cette candidature gagnante de sa ville, le maire a dit que ce fut comme  "une histoire d'amour", "un flash", "un tilt" entre les dirigeants d'Amaury Sport Organisation (ASO), les organisateurs du Tour, d'un côté, la mairie et la communauté de communes de l'autre. Auparavant, ville-étape du Dauphiné en 2013, du Tour de l'Ain ou encore du Tour de l'Avenir, Oyonnax a donc droit cette fois aux honneurs de la Grande Boucle. Les coureurs sont face à une page blanche où tout reste à écrire.

Vidéo : le départ de l'étape 

Victor Patenôtre