Marcel Kittel
L'Allemand Marcel Kittel est le grand favori de la dernière étape du Tour de France | DPPI - MANUEL BLONDEAU

21e étape : A la chasse au Kittel

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Découvrez en quatre points les caractéristiques de la 21e et dernière étape du 101e Tour de France, reliant Evry à Paris avec la traditionnelle arrivée sur les Champs-Elysées. Longue de 137,5 kilomètres, cette dernière étape ne devrait pas échapper à un sprinter. Marcel Kittel, André Greipel, Alexander Kristoff vont se défier une dernière fois. Les Français Arnaud Démare et Bryan Coquard essaieront de se mêler à la lutte.

Le parcours : Un long sprint jusqu’à Paris

Un départ chez Manuel Valls, actuel Premier ministre, à Evry et une arrivée à deux pas de l’Elysée, chez François Hollande. Une étape sous le signe du pouvoir donc. Dans le peloton en revanche, le patron est connu depuis longtemps. Vincenzo Nibali va se parer de jaune sur les Champs-Elysées. Sur la plus belle avenue du monde, l’Italien devrait vivre une journée tranquille. Et au bout de la parade dans le sud-ouest parisien, l’entrée dans Paris et un circuit final long de 56 km.

Dans le dernier tour (6,5 km), le rythme s'accélère jusqu'à l'arrivée jugée  au bout d'une ligne droite de 400 mètres, à hauteur du Petit Palais. Les sprinteurs ont fait main basse sur l'arrivée des "Champs" où le Tour se  termine en apothéose depuis 1975. Depuis dix ans, un seul coureur, le Kazakh Alexandre Vinokourov (en 2005), est parvenu à se dégager dans le final. Après quatre victoires du Britannique Mark Cavendish (de 2009 à 2013), l'Allemand Marcel  Kittel s'est imposé très nettement l'an passé devant son compatriote Andre Greipel.

Le coureur à suivre : Marcel Kittel

Le sprinteur allemand est le maître incontesté du peloton cette année encore. Avec trois victoires lors des quatre premières étapes (Harrogate, Londres et Lille), il n’a laissé que des miettes à ses adversaires et a même été le porteur du maillot jaune au soir de la première étape. Pas à l’aise dès que la route s’élève, il a survécu aux Vosges, aux Alpes et aux Pyrénées et arrive à Paris pour égaler sa marque de l’année dernière : 4 victoires. En 2013, il avait devancé largement sur les Champs son compatriote Andre Greipel pour s’offrir son quatrième succès. Alors bis repetita cette année ? 

Vidéo : La victoire de Marcel Kittel à Paris en 2013

Le chiffre : 4

Mark Cavendish n’aura pas brillé sur la route du Tour de France. La faute à cette chute survenue dans le final de la première étape qui l'a obligé à abandonner. Il n’aura donc pas l’occasion d’ajouter une cinquième victoire sur les Champs-Elysées à son tableau de chasse. Intouchable entre 2009 et 2012, le Britannique avait levé les bras quatre fois de suite sur la plus belle avenue du monde. Record absolu. Derrière lui, ils sont trois à avoir réussi le doublé : Bernard Hinault (1979 et 1982), Djamolidine Abdoujaparov (1993 et 1995) et Robbie McEwen (1999 et 2002). S’il s’impose ce dimanche, Marcel Kittel sera le quatrième.

L’histoire : Jean-Patrick Nazon

La dernière étape de ce Tour de France a rarement souri aux coureurs français depuis que son arrivée est jugée sur les Champs-Elysées en 1975. Ils sont quatre. Alain Meslet (1977), Bernard Hinault (1979 et 1982), Eddy Seigneur (1994) et Jean-Patrick Nazon (2003). Depuis le succès du sprinteur de l'équipe JeanDelatour, les Français s’en sont approchés (Nazon 2e en 2004, Dumoulin 6e en 2006, Kevin Réza 7e en 2013) sans concrétiser. En 2014, le champion de France Arnaud Démare (FDJ.fr) et Bryan Coquard (Europcar) ont collectionné les places d’honneur durant les trois semaines. Pour cette dernière étape, ils ont le droit de rêver.

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Benoit Jourdain @BenJourd1