Sylvain Chavanel Direct Energie
Sylvain Chavanel, à la présentation des équipes. | MATHILDE L'AZOU

Sylvain Chavanel : "Des portes peuvent s’ouvrir derrière Sagan et Cancellara"

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Deuxième du Tour des Flandres en 2011, Sylvain Chavanel n’a en revanche jamais été en mesure de jouer la gagne sur Paris-Roubaix. A 36 ans, le leader de la formation Direct Energie sait qu’il a très peu de chances de s’imposer ce dimanche sur le Vélodrome de Roubaix, mais il mise sur son instinct et sur le marquage éventuel des favoris pour s’immiscer dans une échappée.

Sylvain, comment se présente ce Paris-Roubaix ?

Sylvain Chavanel: "De jours en jours je progresse. Après Paris-Nice, J’ai eu la totale : malade, grippe, bronchite… J’ai repris seulement après Gand-Wevelgem. Aux Flandres, la dernière heure a été fatale, j’étais clairement trop court. J’espère que ça sera beaucoup mieux à Paris-Roubaix".

Quel est l’objectif ?

SC: "Il y a des choses qui me trottent en tête. Pourquoi ne pas essayer de mettre le nez à la fenêtre en début de course, essayer de prendre l’échappée. On sait que sur Paris-Roubaix, ça va parfois très loin. C’est une course par éliminations donc j’espère déjà faire un Paris-Roubaix sans problème que ça soit au niveau des crevaisons, des chutes. Ca fait quelques années que j’ai toujours eu au moins une crevaison".

Quel type de course vous attendez ?

SC: "Une course où beaucoup de monde est très intéressé pour aller dans l’échappée. C’est une course qui va rouler très vite encore. On a vu sur le Tour des Flandres la semaine dernière que ça bataillait pendant 80 km. C’est une course ouverte mais il y a des hommes forts pour faire la différence : Cancellara et Sagan. Mais beaucoup de portes peuvent s’ouvrir derrière".

Vous êtes clairement la meilleure carte de votre équipe…

SC: "Ce n’est pas une équipe bridée autour d’une seule personne. On a tous une liberté et je ne veux brider personne sur Paris-Roubaix. Si je n’ai pas de problème, le résultat sera là, forcément. Avoir les jambes donc, mais avoir aussi un peu de chance".

Vous considérez Peter Sagan comme le favori ?

SC: "Sur ce qu’il a démontré sur les trois dernières courses, oui. On a vu ces dernières années qu’un coureur qui était prêt quinze jours avant était prêt pour Paris-Roubaix. La semaine dernière, il était au dessus de Cancellara et Vanmarcke. Après, on n’est jamais à l’abri sur une course comme ça".