Sandy Casar
Sandy Casar | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Sandy Casar: "Mon corps dit stop"

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A 34 ans, Sandy Casar a décidé de mettre un terme à sa carrière professionnelle. Le grimpeur qui était en fin de contrat, explique avoir réfléchi longuement et précise avoir "le sentiment que (son) corps dit stop", sur le site de la FDJ et dans un entretien au Parisien.

"Je suis allé voir Marc Madiot pendant quelques heures cette semaine mais ma décision était prise. Réfléchie. J’ai des problèmes physiques aujourd’hui, des douleurs dorsales qui font que je peux encore faire du vélo mais sans être compétitif et je m’y refuse. Mon dos, ce n’est pas comme un scaphoïde cassé, c’est récurrent", a indiqué Casar sur le site de la FDJ. "Je suis soulagé d’avoir pris cette décision. C’est dur de se dire que c’est fini. Depuis quelques mois, j’étais atteint moralement, presque en dépression. Maintenant ma décision est prise, je sais que c’était la seule possible et je me sens mieux. J’ai toujours envie de faire du vélo mais mon corps n’en veut plus. Sans ce problème de dos, j’aurais gardé de l’enthousiasme", a-t-il assuré.

Avec trois victoires d'étape -et sept places de deuxième- sur le Tour de France, ainsi qu'une belle sixième place sur le Tour d'Italie 2006, Casar a fait toute sa carrière au sein de l'équipe française, depuis 2000. "J'ai  vraiment le sentiment que mon corps dit stop. Je préfère arrêter là plutôt que de continuer encore un an dans cette même galère", a expliqué le Francilien au Parisien. "Depuis le début de la saison, j'ai des problèmes d'allergies et, surtout, un problème de dos assez récurrent qui m'empêche d'être à mon meilleur niveau. Je suis toujours à la recherche d'anciennes sensations que je ne retrouve pas", a-t-il précisé. Initié par son père -coureur amateur- au vélo, Casar a toujours été attaché aux valeurs affectives de son sport, ne voyant pas d'un bon oeil l'hyper professionnalisation. C'est aussi pour cette raison qu'il est resté fidèle à la formation de Marc Madiot. Alors qu'il aurait pu signer pour une autre formation pour terminer sa carrière, il a préféré arrêter.

Souffrant d'une fracture à un poignet suite à une chute, Casar avait été contraint à l'abandon lors du Tour d'Italie, la course qu'il préfère après avoir notamment devancé Marco Pantani en 2003, pour son premier Giro. Le natif de Mantes-la-Jolie avait par la suite jeté l'éponge pour le Tour de France ainsi que pour le Tour d'Espagne, alors qu'il avait coché les trois grands Tours sur son calendrier. La suite de sa vie professionnelle, Casar l'imagine toujours dans le vélo mais "pas spécialement au niveau course", plutôt du côté "organisation". "J'aimerai organiser, faire des parcours, donner mon ressenti en tant que coureur, car je trouve certains détails d'arrivée de plus en plus dangereux", a-t-il déclaré, tout en avouant qu'il "ne réalise pas encore vraiment" que pour lui, la compétition est terminée.

Vidéo : Casar se retire

Romain Bonte