Rodgers
Michael Rogers. | Garrett W. Ellwood/Getty Images/AFP

Rogers lâché par sa Fédération

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La Fédération australienne de cyclisme a indiqué jeudi dans un communiqué qu'elle demandera la sanction maximale à l'encontre de Michael Rogers si le coureur, provisoirement suspendu par l'Union cycliste internationale est effectivement reconnu après enquête coupable de dopage. Les Australiens entendent faire preuve de fermeté, alors que l'on a souvent longtemps reproché à certaines fédérations, l'Espagne et le Etats-Unis par exemple, de faire preuve de complaisances avec certains de leurs coureurs dans un tel cas.

"Même si nous respectons le droit de Michael Rogers à se défendre, nous demanderons les sanctions maximales" a indiqué le président par intérim de la Fédération, qui entend défendre l'exemplarité des coureurs australien. S'il est reconnu coupable, Rogers, 33 ans, risque jusqu'à deux ans de suspension, ce qui compromettrait sérieusement la suite de sa carrière.

Le coureur de Saxo-Tinkoff  a été provisoirement suspendu mercredi par l'Union cycliste internationale (UCI) à la suite d'un test antidopage positif au clenbutérol. Suspension qui porte "jusqu'à ce qu'une instance d'audition mise sur pied par sa fédération nationale détermine si celui-ci a effectivement commis une infraction au règlement antidopage de l'UCI." Son groupe sportif l'a également mis à l'écart "en vertu de la politique antidopage de l'équipe", en attenant les résultats.  

Michael Rogers peut demander désormais l'analyse de l'échantillon B. En attendant, il a nié toute responsabilité et s'est défendu en évoquant une contamination alimentaire. Le même argument de défense que celui qu'avait employé Alberto Contador qui avait été suspendu deux ans après un contrôle positif à la même substance, le clenbutérol, en 2010. Michael Rogers, triple champion du monde du contre-la-montre, excellent rouleur, était d'ailleurs le capitaine de route de Contador lors du dernier Tour de France.  

Christian Grégoire