portrait Lance Armstrong RadioShack Tour du Luxembourg 06 2010
Lance Armstrong | AFP - Pascal Pavani

RadioShack dans la ligne de mire

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Pour l'ultime course internationale de sa carrière, Lance Armstrong n'est pas ménagé. Son équipe, RadioShack, non plus. La seconde étape du Tour Down Under a été en effet le théâtre d'un véritable interrogatoire du septuple champion de France par l'ensemble des journalistes. La faute à un article paru, ce mercredi, dans Sports Illustrated dans lequel son ancien équipier Stephen Swart l'accuse de dopage.

"Je n'ai rien à dire sur ce sujet !", a fini par lâcher Armstrong, passablement agacé par la vague de questions qui lui ont été posées lors de la 2e étape du Tour Down Under. "J'ai parcouru cet article de Sports Illustrated, il n'y a rien dedans", a-t-il ajouté. Pourtant, ce sont bien des accusations de dopage qui sont prononcées à son encontre par son ancien coéquipier de Motorola, Stephen Swart. Comme il l'avait déjà affirmé dans le livre "LA Confidential" de David Walsh, le Néo-Zélandais qui partageait avec Armstrong le maillot de l'équipe Motorola, prétend que la veille de la mort de leur équipier Fabio Casartelli dans la 15e étape du Tour de France 1995, un contrôle interne de l'équipe avait révélé que le taux d'hématocrites d'Armstrong était de 54% à 56%. Un  taux au-dessus de la norme imposée alors par l'UCI (50%) et laissant penser que celui qui avait été champion du monde en 1993 avait recours à l'EPO. 

"Je n'ai rien à dire à ce sujet !" Telle fut encore sa réponse quand il lui fut demandé son opinion après l'annonce de la retraite définitive de son ancien équipier Floyd Landis qui l'a accusé, au mois de mai dernier pendant le Tour de Californie, de s'être dopé et de l'avoir lui-même initié au dopage sanguin."Quelle partie de 'je n'ai rien à dire à ce sujet' n'est pas claire pour vous ?" a-t-il fini par lancer aux journalistes après avoir entendu une amorce de question concernant cette fois ce qu'il faut désormais appeler l'affaire Popovych, son partenaire de l'équipe RadioShack. Sports Illustrated révèle en effet que de nouveaux détails seront donnés dans l'édition du 24 janvier sur la perquisition faite, il y a quelques semaines, par des médecins italiens au domicile de Popovych, un ancien vainqueur d'étape du Tour de France. La perquisition des carabiniers a permis de trouver chez Popovych des produits suspects et au cours de ses travaux, Novitsky aurait mis la main sur des courriers électroniques donnant la preuve que Lance Armstrong a travaillé en 2009 avec le sulfureux médecin italien Michele Ferrari. Il avait pourtant affirmé qu'il ne l'avait plus rencontré depuis 2004.