Pierre Rolland (Europcar)
Pierre Rolland (Europcar) | CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Pierre Rolland se défend

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Mis en cause par un taux trop bas de cortisolémie, Pierre Rolland a réagi sur son compte Facebook. Le coureur d'Europcar estime qu'il n'a rien à se reprocher et que son "image est affectée".

En phase finale de sa préparation pour le 100e Tour de France, Pierre Rolland est au coeur d'une mini-tempête. Le meilleur français du Tour 2012 (8e) n'a subi aucun contrôle antidopage positif mais une analyse a révélé un taux bas de cortisolémie. Selon le règlement du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), cela doit provoquer l'arrêt temporaire d'une semaine du coureur victime d'insuffisance surrénale. Il ne peut reprendre que si son taux est revenu à la normale. L'équipe vendéenne a reconnu une valeur basse mais elle a persisté à faire courir Pierre Rolland lors de la 8e et dernière étape du Dauphiné. La formation de Jean-René Bernaudeau a affirmé s'être "toujours  conformée" aux règles du MPCC. Sur le fond, elle a expliqué par un traitement nasal  la valeur basse relevée pour son coureur.

Rolland contre-attaque

"Je tiens à signaler que mon taux n'était pas effondré mais juste bas", a précisé Pierre Rolland lundi soir. "Cela ne nécessitait pas forcément un arrêt  immédiat mais des examens supplémentaires réalisés ultérieurement pour vérifier  que cela n'est pas un problème pathologique". Au départ dimanche  matin à Sisteron, Pierre Rolland a parcouru 20 kilomètres avant  d'abandonner. Le coureur et son équipe ont expliqué cet abandon par une douleur au tendon d'Achille nécessitant un repos minimum de trois jours. "Aujourd'hui mon image en est affectée", a ajouté l'Orléanais sur son  compte Facebook. "Sachez bien que je fais du vélo pour gagner des courses et  être reconnu pour les valeurs qui sont les miennes et non pas pour être montré  du doigt". Jean-René Bernaudeau, membre fondateur du MPCC, a soutenu son encadrement  et son coureur, vainqueur de deux étapes du Tour (2011 et 2012): "Le règlement  interne MPCC prévoit l'arrêt d'un coureur pour un taux effondré de cortisol,  c'est-à-dire inférieur à 50, ce qui n'est absolument pas le cas en l'espèce  pour Pierre Rolland." "La valeur basse relevée s'explique parfaitement par le traitement nasal  suivi par le coureur et administré sous contrôle du médecin de l'équipe, ainsi  que par l'heure inadéquate du contrôle effectué (6h45)", a-t-il ajouté.