Patrice Ciprelli, entraîneur et mari de Jeannie Longo
Patrice Ciprelli, entraîneur et mari de Jeannie Longo | AFP - OMAR TORRES

Patrice Ciprelli va être présenté à un juge

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Le feuilleton s'écrit de jour en jour. L'entraîneur de Jeannie Longo, Patrice Ciprelli, a reconnu ce jeudi l'achat d'EPO "à des fins personnelles". Celui qui est aussi son mari à la ville a assumé l'entière responsabilité de cette commande, mettant en avant l'effet "reconstituant" de ce produit illicite. Selon lui, la championne française de 53 ans, n'aurait jamais été mise au courant de ses agissements.

L'affaire rebondit encore. Alors que sa présentation à un juge d'instruction venait d'être annoncée, Patrice Ciprelli, entraîneur et époux de Jeannie Longo a reconnu avoir acheté de l'EPO à des fins personnelles. "Patrice reconnaît qu'il a acheté de l'EPO pour son usage personnel car il  a fait l'objet d'accidents de vélo répétés ces dernières années" et que l'EPO  est "un reconstituant personnel", a précisé Me Albert. "Il l'a cachée à Jeannie (Longo) et l'a fait livrer à un copain (Michel  Lucatelli, ndlr) pour qu'elle ne s'en aperçoive pas", a-t-il ajouté. Patrice Ciprelli doit être présenté à un juge d'instruction vendredi matin dans le cadre d'une information judiciaire ouverte jeudi par le parquet de  Grenoble et portant sur deux achats présumés d'EPO en mai et juin 2011. Le juge d'instruction devrait alors décider d'une éventuelle mise en examen de M. Ciprelli, en garde à vue à la gendarmerie de Grenoble depuis mercredi  matin.

Ciprelli porte le chapeau

Il y aura "obligatoirement" une mise en examen, a estimé Me Albert,  affirmant que c'était "une protection car on pourra enfin connaître le dossier". L'avocat a précisé qu'il contesterait la régularité de la procédure lancée  contre M. Ciprelli. L'enquête préliminaire du parquet de Grenoble a été ouverte "sur des faits qui n'étaient pas fautifs en 2007 et auraient de toute façon été  prescrits", a-t-il souligné. Le parquet de Grenoble avait ouvert une enquête visant M. Ciprelli le 14  septembre dernier, au lendemain de la publication d'un article du journal  L'Equipe faisant état d'achats par l'entraîneur de Mme Longo d'EPO chinoise en  avril 2007. L'enquête sur ces faits, prescrits car vieux de plus de trois ans, a permis de détecter de nouveaux achats d'EPO par M. Ciprelli en mai et juin 2011. Par ailleurs "la procédure est déloyale", a accusé Me Albert, qui a indiqué  qu'il comptait porter plainte pour violation du secret professionnel et recel.  "Lorsque la garde à vue a commencé, on savait déjà tout ce qu'il y avait dans le dossier" en lisant le journal L'Equipe, s'est-il indigné.

Vincent Fossiez @VincentFossiez