Romain Bardet
Romain Bardet | AFP

Paris Nice : "l'une des mes trois journées les plus dures" estime Romain Bardet

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Neuvième du classement général de Paris-Nice, Romain Bardet a limité la casse, lundi, lors de la deuxième étape marquée par de nombreuses bordures. S'il a souligné la force collective de son équipe, le coureur d'AG2R la Mondiale a également reconnu qu'il avait vécu "l'une de ses trois journées les plus dures sur un vélo". Vainqueur des deux premières étapes, le Néerlandais Dylan Groenewegen a quant à lui affiché toute sa satisfaction.

Vainqueur des deux premières étapes de Paris-Nice au sprint et leader du classement général, le Néerlandais Dylan Groenewegen est revenu sur l'arrivée difficile à Bellegarde : "On a fait une super étape. J'ai été distancé un moment, j'étais trop loin, mais j'ai pu compter sur mes coéquipiers. Dans le final, Wynants et Jansen étaient avec moi. Je suis resté très bien placé dans le dernier mouvement et ensuite j'ai attendu autant que je pouvais pour accélérer, en partant sur le côté droit. Je pense que je n'aurais pas pu faire cela l'an dernier. Je me sens plus fort et l'équipe aussi est plus forte. L'objectif ? Gagner une autre fois demain (mardi). On m'a dit qu'il y aurait vent de face, on devrait avoir un sprint massif." a expliqué le sprinteur de la Jumbo-Visma.

Bardet a limité la casse

Neuvième du général, le leader d'AG2R La Mondiale Romain Bardet a fait part de toutes les difficultés rencontrées lors de l'étape du jour, où le vent n'a pas facilité la tâche aux coureurs, dont certains ont perdu du temps dans les nombreuses cassures. Le Français est parvenu à limiter la casse grâce à ses équipiers : "On a survécu aujourd'hui. On a une équipe exceptionnelle avec Stijn (Vandenbergh), Oli (Naesen), Mika (Chérel) et Tony (Gallopin). On était l'un des plus gros collectifs même si honnêtement c'est l'une de mes trois journées les plus dures sur un vélo. Après l'arrivée, on a rigolé de la journée avec Bob Jungels. Je l'ai vu sauter d'une bordure à 3 bornes de l'arrivée et je me suis dit que, si lui sautait, je ne risquais pas d'être devant. Cela se joue sur un coup de patins, à un rond-point, deux-trois places devant ou derrière. On est dans la première ou la deuxième bordure quand ça se passe bien, parfois beaucoup plus loin. Il y a un peu de loterie mais, quand on a des coureurs qui se mettent à notre service comme Stijn ou Oli, des coureurs capables de gagner des classiques, ça rend les choses plus faciles. Je leur dois mon salut aujourd'hui."

Un constat partagé par son coéquipier, le Belge Oliver Naesen, 10e du général: "Ce sont des belles journées. On avait la chance que Tony connaisse les routes par coeur, on avait un GPS avec nous. On court dans le mode protection. Il faut regarder où sont Romain (Bardet) et Tony (Gallopin), essayer d'être un maximum devant avec eux, les abriter et espérer qu'ils  seront à zéro à l'arrivée. Romain est un leader qui suit très bien dans les roues, il y a des grimpeurs qui n'arrivent pas trop à piloter comme lui" a-t-il conclu. 

Avec AFP

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