Paris-Nice 2019 : Groenewegen remporte la première étape au sprint

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Auteur·e : France tv sport
Dylan Groenewegen
Dylan Groenewegen était le plus fort à Saint-Germain-en-Laye | ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

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Le Néerlandais Dylan Groenewegen a remporté au sprint la première étape de Paris-Nice en devançant l'Australien Caleb Ewan et son compatriote Fabio Jakobsen. Un gros coup de bordure a animé cette boucle de 138,5 kilomètres autour de Saint-Germain-en-Laye. Les leaders de la Sky ont impressionné alors que Marc Soler, le vainqueur sortant, a déjà perdu une minute.

Promise à un sprinteur, la première étape a été conforme aux attentes. Mais, avant d'arriver à cette conclusion, elle a déjà livré son lot d'émotions et de surprises, en même temps qu'elle aura révélé certaines forces et faiblesses... 

Amaël Moinard (Arkea), Damien Gaudin (Direct Energie) et Romain Combaud (Delko Marseille) tentaient de déjouer les pronostics qui prévoyaient cette arrivée massive au sprint. Même si le trio allait compter plus de 3 minutes d'avance, il évoluait toujours sous le contrôle du peloton. Les fuyards étaient repris à 40 kilomètres de l'arrivée, moment précis de la première bordure de ce 77e Paris-Nice. Profitant du vent violent qui balayait une longue ligne droite, certaines équipes essayaient de creuser quelques écarts. Un temps distancés, les sprinteurs Kristoff et Kitell, notamment, parvenaient quand même à raccrocher le bon wagon. 

Bernal et Kwiatkowski impressionnent

Devant, Warren Barguil faisait admirer une belle condition en accompagnant quelques attaques. Sous son impulsion, ou celle de la double tête de Sky Bernal-Kwiatkowski, deux groupes se formaient à 15 kilomètres de l'arrivée. Marc Soler, le vainqueur de l'an passé, Sergio Henao ou Miguel Angel Lopez faisaient partie des victimes. Simon Yates, un temps en difficulté, parvenait à faire la jonction à 6 kilomètres de l'arrivée. 

Après cette première étape beaucoup plus mouvementée que prévue, les sprinteurs, ou en tout cas ceux qui avaient pu suivre, allaient enfin pouvoir enfin s'expliquer. Sans train pour les emmener, chacun devait mener seul sa barque. Philippe Gilbert tentait bien de déjouer la logique mais le Belge, en dépit d'un bel effort, devait s'incliner face aux flèches. La première à atteindre la cible était Dylan Groenewegen qui imposait sa puissance à Caleb Ewan et Fabio Jakobsen

Le sprinteur de la Jumbo, vainqueur de deux étapes du Tour de France l'an passé,  a pris la tête du classement général alors que le Polonais Michal Kwiatkowski a grignoté 5 secondes à ses rivaux à l'occasion des sprints intermédiaires. Ce premier acte, finalement mouvementé, aura été également fatal à l'Australien Michael Matthews, victime d'une sévère chute après 50 kilomètres de course et contraint à l'abandon. 

Le classement de la 1re étape : 

    1. Dylan Groenewegen (NED/JUM), les 138,5 km en 3 h 17:35.
    (moyenne: 42,1 km/h)
    2. Caleb Ewan (AUS/LOT) m.t.
    3. Fabio Jakobsen (NED/DEC) m.t.
    4. Sam Bennett (IRL/BOR) m.t.
    5. John Degenkolb (GER/TRE) m.t.
    6. Matteo Trentin (ITA/MIT) m.t.
    7. Arnaud Démare (FRA/FDJ) m.t.
    8. Sonny Colbrelli (ITA/BAH) m.t.
    9. Bryan Coquard (FRA/VIT) m.t.
    10. Anthony Turgis (FRA/DEN) m.t.

Déclarations : 

Dylan Groenewegen (NED/Jumbo), vainqueur de la 1re étape: "C'était une journée très ventée. Il fallait rester devant et, pour cela, il y a eu un beau travail d'équipe. On avait fait hier (samedi) la reconnaissance des 50 derniers kilomètres. Je connaissais bien les deux derniers kilomètres, ça m'a aidé. Sur ce Paris-Nice, il y a un grand plateau de sprinteurs. C'est une fierté de les battre même si je l'ai déjà fait au Tour de France l'an dernier. Cette année, je vais faire deux grands tours, le Tour et la Vuelta, ce qui est nouveau pour moi. En revanche, je ne vais pas courir Milan-Sanremo, encore trop difficile pour moi." 

Romain Bardet (FRA/AG2R La Mondiale): "C'était très tendu. On n'est pas loin de l'alerte orange pour vent violent et on essaye de faire du vélo là-dedans avec 200 coureurs prêts à en découdre, à se piéger les uns et les autres. Il faut compter alors sur une grosse équipe, sur le collectif. Tony (Gallopin) connaît bien les routes. Malgré le stress, on a passé une journée sans encombre."

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