Pantani "n'a pas été frappé avant de mourir", affirme un légiste

Pantani "n'a pas été frappé avant de mourir", affirme un légiste

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Le cycliste italien "Marco Pantani n'a pas été frappé avant de mourir", affirme le médecin légiste Franco Tagliaro, dans le cadre de l'enquête rouverte dix ans après la mort tragique du champion.

"Marco Pantani n'a pas été agressé ni frappé avant de mourir", a affirmé le  professeur Tagliaro dans un document que s'est procuré l'AFP, contredisant  l'hypothèse de "l'homicide volontaire" défendue par l'avocat de la famille Pantani, Antonio De Rensis. Les lésions superficielles que présentaient Pantani sur le visage et le  corps n'ont pas été produites par un tiers, selon le légiste mandaté par le  Parquet de Rimini, qui a rouvert l'enquête après que Maître De Rensis a déposé  un dossier fournissant de nouveaux indices. La première enquête avait conclu à une mort par overdose de cocaïne, le 14  février 2004, dans un hôtel de Rimini. Mais la famille de Pantani, notamment sa mère "Tonina", pense que le cycliste a été victime d'un complot, qui avait déjà précipité sa chute le 5  juin 1999, quand il avait été exclu du Giro pour dopage, à 36 heures d'une victoire certaine.

Un livre réfute la thèse du complot

Les affirmations du Professeur Tagliaro rejoignent la thèse du journaliste  Andrea Rossini, qui réfute que le "Pirate" ait pu être victime d'un complot  dans un livre qui vient de paraître, "L'affaire Pantani, le dernier kilomètre  (secrets et mensonges)" (NdA press). L'auteur, journaliste au Corriere Romagna, conclut son enquête en disant  que "Pantani est mort dans la cocaïne, le désespoir et la solitude". La mère du "Pirate" n'a "pas de temps à perdre à écouter ses mensonges",  a-t-elle écrit sur sa page Facebook, visant Rossini. Les conclusions de Tagliaro, envoyées au Procureur de Rimini, Paolo  Giovagnoli, sont les mêmes que celles du professeur Giuseppe Fortuni, qui avait  procédé à l'autopsie de Pantani dix ans plus tôt.

L'expert médico-légal de la famille Pantani, le docteur Francesco Avato,  affirme lui qu'il est "plausible" que les lésions aient été provoquées par une  lutte entre Pantani et un agresseur, qui l'aurait forcé à ingurgiter une grande quantité de cocaïne diluée dans un verre d'eau. Deux enquêtes ont été rouvertes en Italie, dix ans après la mort de  Pantani, vainqueur du Giro et du Tour de France la même année, en 1998. Fin juillet celle du Parquet de Rimini revient sur la mort du "Pirate".  Début septembre le Parquet de Forli a rouvert une enquête sur une présumée  "fraude sportive" pour trafiquer l'hématocrite du coureur afin de l'exclure  pour dopage du Giro 1999, le 5 juin à Madonna di Campiglio, début de la chute  de celui qui reste un mythe en Italie.

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AFP