Vincenzo Nibali
Vincenzo Nibali a dynamité le peloton lors de la 6e étape ce vendredi | ERIC FEFERBERG / AFP

Nibali, un mailot jaune "à l'orgueil" sur le Dauphiné

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Parti à l'attaque à plus de 100 kilomètres de l'arrivée, Vincenzo Nibali a pris la tête du classement général ce vendredi, à l'issue de la 6e étape du Critérium du Dauphiné. Le vainqueur du Tour 2014, devancé sur la ligne par Rui Costa, évoque "une réaction d'orgueuil" même s'il reconnaît que "l'objectif était de gagner l'étape".

Pourquoi êtes-vous passé à l'attaque ?
Vincenzo Nibali : "La journée d'hier (jeudi) avait été un peu difficile. Je me sentais bien mais les jambes n'ont pas répondu comme je l'aurais voulu. Dans les deux derniers kilomètres, je n'ai pas pu tenir le rythme de la Sky et j'ai souffert aussi d'un peu d'allergie. Aujourd'hui, compte tenu de la météo, ça allait beaucoup mieux. J'ai réagi à l'orgueil et la course s'est déroulée sur un mode parfait. Des coureurs, comme Costa et Valverde, ont bougé eux aussi. Je me suis toujours bien accommodé de la pluie. Mais, il faut être en bonne condition sinon on peut très vite manquer de forces à la fin et le payer cher. Aujourd'hui, on a pratiquement eu cinq heures de pluie."

Était-il nécessaire de fournir un tel effort dans la perspective du Tour de France ?
VN :"Oui. Je n'ai pas couru depuis le Tour de Romandie et je restais sur une première partie de saison qui n'avait pas été très bonne. Après la Romandie, j'ai fait un bon bloc de travail à Tenerife. En venant au Dauphiné, j'avais besoin d'avoir des réponses. Et, comme ce n'était pas une journée parfaite hier (jeudi), je voulais me racheter en quelque sorte."
   
La victoire dans le Dauphiné est-elle devenue un objectif ?
VN : "Être en grande condition ici n'est pas la solution pour le Tour, j'en ai fait l'expérience ces dernières années. Au Dauphiné, je cherche à faire une bonne course mais surtout la bonne condition. Aujourd'hui, l'objectif était de gagner l'étape. Je me retrouve leader mais ce sera très dur (de conserver le maillot jaune, ndlr). La prochaine étape sera très difficile. Le final est très exigeant. Je sais qu'aucun coureur italien n'a jamais gagné le Dauphiné. Une victoire aurait donc une signification particulière mais deux étapes dures nous attendent et les adversaires sont forts et nombreux. Je préfère voir jour après jour."