Voeckler Route du Sud
Thomas Voeckler a pris la tête du classement général de la Route du Sud. | JEFF PACHOUD/AFP

Voeckler : "Je serai un électron libre"

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Thomas Voeckler, qui s'avoue "épaté" par la jeune génération des coureurs français, a été intronisé capitaine de route de l'équipe nationale, dimanche, pour le Championnat du monde de Florence, dans une position d'"électron libre".

Quel est votre statut dans cette équipe de France ?
Thomas Voeckler: "L'an dernier, l'équipe était articulée autour de moi, j'étais leader  unique. Cette année, le circuit est différent et je n'ai pas non plus la même  légitimité. Ma saison a été un peu moins bonne que l'an passé et surtout il y a  beaucoup de coureurs français qui ont fait de super performances cette année.  C'est aussi bien commme ça. Ici, je suis en électron libre dans un groupe qui  est un 'mix' d'expérience et de jeunesse. C'est le rôle que je préfère."
   
Quelles sont vos responsabilités en tant que capitaine de route ?
TV: "Au-delà des résultats, c'est aussi insufler l'état d'esprit. On est  dans des équipes de marque toute l'année, on se retrouve sous le maillot de  l'équipe de France. Il y a aussi des moments où il faudra prendre des décisions  en fonction des situations de course. On n'est pas équipé d'oreillettes et, sur  un circuit aussi sélectif, on n'a pas accès facilement à la voiture du  sélectionneur. L'équipe est jeune, on peut avoir une belle surprise. On arrive  dans la peau d'outsider, on n'est pas dans la situation de favoris qui  attendent le moment décisif pour se faire la guerre. On n'a rien à perdre."
   
Quel est votre état de forme ?
TV: "Sur le Tour, j'ai été beaucoup moins bien que les quatre années  précédentes, ça devait bien arriver un jour. J'ai été blessé aussi (en avril)  mais mon année n'a pas été mauvaise. Les jambes tournent bien et, si j'ai des  regrets dimanche soir, ce ne sera pas par rapport à ma préparation et mon  approche. On sait que les derniers vainqueurs du Championnat du monde sortent  du Tour d'Espagne, c'est très dur de rivaliser avec des coureurs qui sortent  d'un grand tour qui s'est terminé deux semaines plus tôt. C'est physiologique,  le corps travaille trois semaines, surcompense pendant deux semaines et on  arrive avec plein d'énergie avec la résistance en plus. Il faut jouer sur  d'autres atouts, ça peut passer par la fraîcheur et des compétitions plus  rapprochées du Championnat du monde que la Vuelta."

AFP