Mondiaux de Florence Gautier
Le Français Cyril Gautier à l'attaque lors des Mondiaux à Florence | MaxPPP - Claudio Giovanini

Une équipe de France pas ridicule

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L'équipe de France de cyclisme sur route a vécu une journée mi-figue mi-raisin dimanche à Florence aux championnats du monde, entre la décevante 18e place pour le mieux classé, Arthur Vichot, et l'impression générale positive des coureurs et du sélectionneur.

Il y a bien longtemps que les Français n'avaient pas fait si forte impression aux Mondiaux, sept de ses coureurs faisant partie du premier peloton réduit à seulement 60 unités à deux tours de l'arrivée. Deux autres Français, victimes de chutes, n'ont pu défendre leur chance: Warren Barguil, contraint à l'abandon à sept tours de l'arrivée, et Thibaut Pinot, qui a pu repartir mais n'avait plus la pleine possession de ses moyens dans le final.

Voeckler en "super" capitaine

En dépit de ces chutes, ainsi que celles de Thomas Voeckler et Romain Bardet, l'équipe a fait front grâce à sa solidarité et aux directives avisées de Voeckler qui s'est avéré être un grand capitaine de route. "Je confirme, Thomas a été un super capitaine de route", a estimé Romain Bardet. "Il nous a encouragé sans cesse. Après ma chute à trois tours de l'arrivée tandis que j'étais en tête de peloton, c'est lui qui m'a ramené devant avec Cyril Gautier." "C'est cet esprit-là qu'il faut retenir", a poursuivi le coureur. "Dans le final, j'ai compris que je serais un peu juste et on a tout misé sur un sprint avec Arthur Vichot."

Finalement, le champion de France, Arthur Vichot, n'a pas donc pu disputer une médaille, tout comme les sprinteurs Peter Sagan, Edvald Boasson Hagen ou John Degenkolb, tous débordés dans le dernier tour. "Je dois retenir la solidarité de l'équipe de France dans une course d'hommes", a dit Arthur Vichot. "J'avais de la confiance, je savais que j'étais bien, que je pouvais faire une belle place mais j'ai pris la course à l'envers dès l'entrée sur le circuit."

Le résultat final n'est pas satisfaisant mais au moins l'équipe de France a-t-elle retrouvé une âme. De quoi satisfaire le sélectionneur Bernard Bourreau. "Les conditions climatiques étaient détestables", a-t-il déploré. "La course était bloquée. Mais je n'ai rien à reprocher à mes gars." "Il y a eu une bonne ambiance, ça s'est bien passé. Le groupe était homogène avec un bon mixte entre les jeunes et les coureurs d'expérience. C'est une bonne base pour l'avenir."

Vidéo: L'attaque du Français Romain Bardet

Reuters