L'Allemand Toni Martin, champion du monde 2016 du contre-la-montre à Doha.
L'Allemand Toni Martin, champion du monde 2016 du contre-la-montre à Doha. | AFP

Tony Martin est bien le roi mondial du chrono

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Sous la chaleur écrasante de Doha, Tony Martin a décroché son quatrième titre mondial de contre-la-montre. L’Allemand, déjà sacré en 2011, 2012 et 2013, égale le record de Fabian Cancellara. Il a survolé le chrono qatari : son dauphin, le Biélorusse Vasil Kiryienka, termine à 45 secondes. Jonathan Castroviejo est 3e, à 1’10. Déception pour le Néerlandais Tom Dumoulin, seulement 11e.

Face au chrono, même sous la canicule, il est seul au monde. Mercredi, Tony Martin a écrasé la concurrence. La chaleur étouffante du Qatar n'y a rien changé. L'Allemand a décroché son quatrième sacre mondial du contre-la-montre, après ceux de 2011, 2012 et 2013. Record du Suisse Fabian Cancellara égalé. 

Les 40 kilomètres dans Doha, Martin les a parcourus en 44'42"99. Pour écraser la concurrence : son dauphin, le Biélorusse Vasil Kiryienka, termine à 45 secondes. Jonathan Castroviejo est 3e, à 1’10. Le Néerlandais Tom Dumoulin, prétendant au titre, a visiblement souffert de la température. Il termine seulement à la 11e place.

Les Français terminent loin, à la 34e place pour Jérémy Roy, la 35e pour Johan Le Bon. A près de 3'30" de Martin.

En échec aux JO de Rio, où il s'était classé 12e, l'Allemand a remis les points sur les "i". "Le parcours était idéal pour moi mais j'avais peur de la chaleur, a déclaré le coureur de l'Etixx Quick Step, déjà engagé avec l'équipe Katusha pour 2017. C'est un titre qui va me donner beaucoup de confiance pour la saison prochaine."

Les déclarations :

Tony Martin (GER), champion du monde : "Je m'attendais à faire une bonne course, à être dans le coup pour le titre. Mais je ne pensais pas gagner. Je me sentais bien et j'avais des sensations favorables à l'entraînement. Dès le début, je me suis senti à l'aise. J'ai suivi mon plan, m'occuper de mon rythme. J'ai été surpris de savoir que j'avais les meilleurs temps intermédiaires, ça m'a donné le moral. Pendant la course, je me sentais de plus en plus fort dans la tête. Je me suis préparé en Belgique puis ici, avec l'équipe. Cela m'a bien aidé. Je ne pensais pas qu'il y aurait ces écarts. C'est le premier titre en 2011 qui m'a procure la sensation la plus forte. On n'oublie jamais le premier. Si je devais les classer, je mettrais ensuite ce titre car j'ai eu une année difficile. Je me suis même demandé si j'étais encore bon dans le contre-la-montre, j'étais plutôt en régression. Être revenu à ma position initiale sur le vélo m'a réussi. Par rapport à ces derniers mois, je ne suis pas le même coureur. Même si je n'ai pas fait de grands changements, à part revenir à ma position habituelle et m'adapter à la chaleur. J'ai été bien conseillé. On a dit que j'étais un peu fou de m'entraîner dans une ambiance chaude mais on voit le résultat. J'étais bien préparé. Le record des quatre victoires ? Tout le monde m'en parle mais je ne cherche pas à battre des records. Le plus important, c'est de gagner. Peu importe le nombre. Je ne suis pas proche de la fin de ma carrière, je sais que je peux gagner d'autres titres."

Vasil Kiryienka (BLR), 2e : "Je suis satisfait du résultat. J'espérais garder le maillot de champion du monde mais je me doutais que Tony Martin serait l'adversaire. Il est très fort, je le respecte beaucoup. La surprise, c'est quand il n'est pas sur le podium."

Jonathan Castroviejo (ESP), 3e : "Après ma chute du début de saison, je suis bien revenu. J'ai fait quatrième aux JO. Alors, cette médaille de bronze est un peu comme un cadeau supplémentaire. Le parcours était très rapide, ce n'était pas le mieux pour moi. Les conditions étaient très dures à cause de la chaleur mais ce n'est pas une surprise."