Yates, Quintana et Valverde sur la Vuelta 2018
Yates, Quintana et Valverde sur la Vuelta 2018 | Bettini Luca / BettiniPhoto / DPPI

Nibali, Yates, Valverde, Quintana... Les Français doivent s'en méfier

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Si on parle énormément, à raison, de la puissance de l'équipe de France pour la course en ligne des Mondiaux d'Innsbruck, d'autres nations ont eux aussi des belles cartes à faire valoir. Focus sur Vincenzo Nibali, Alejandro Valverde, Simon Yates et Nairo Quintana. Quatre hommes qui seront à n'en pas douter pas loin de l'arc-en-ciel.

Vincenzo Nibali

Quel amateur de cyclisme ne rêverait pas de voir Vincenzo Nibali avec le maillot arc-en-ciel ? Coureur au panache quasiment sans égal dans le peloton actuel, le “Requin de Messine” jouit d’une cote de popularité énorme parmi les observateurs.

S’il y a bien un coureur qui est capable de faire exploser la course et de la faire sortir d’un scénario stéréotypée, c’est bien lui. Nibali sort d’un Tour d’Espagne achevé à une bien modeste 59e place mais qu’il a pris comme un entraînement de luxe pour préparer son dernier objectif de la saison : ce championnat du monde à Innsbruck. Bilan, l’Italien a travaillé sans relâche pour son leader désigné, Ion Izagirre (9e final) et devait arriver aux Mondiaux avec une forme optimale. Un énorme danger pour les Français d’autant plus que Nibali a en vue un exploit historique : seuls Merckx, Gimondi et Hinault ont remporté le Mondial en plus des 3 Grands Tours.

Alejandro Valverde

Que manque-t-il au palmarès d’Alejandro Valverde ? Une Flandrienne ? Peut-être mais ce n’est pas tout à fait son terrain de jeu, le Tour de France ? Il ne peut plus y croire. Non, le vrai manque dans l’immense, et encore le mot est faible, palmarès d’El Imbatido (le bien nommé imbattable donc) est bien le Championnat du monde.

Recordman du nombre de podiums (six), seul coureur avec deux médailles d’argent à n’avoir aucun titre au compteur, Valverde est le maudit des Mondiaux. Sa Vuelta, qu’il a terminé à la cinquième place, a prouvé qu’il était en grande forme. Le parcours montagneux couplé à sa pointe de vitesse pour régler un petit groupe fait de lui un immense favori évidemment. Reste qu’il n’a remporté aucune course d’un jour majeure cette saison, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2013.

Simon Yates

Et si c’était lui l’épouvantail de la course ? Si Simon Yates dispose des mêmes jambes que sur le Tour d’Espagne, qui pourra lui contester la victoire ? Cette saison, le Britannique a réussi des prouesses en montagne. Il a triomphé sur la Vuelta, sa première victoire en Grand Tour, et a dominé le Giro pendant deux semaines avant de craquer à deux jours de l’arrivée.

Reste que depuis Yates a prouvé qu’il faisait bel bien parti des meilleurs grimpeurs du monde. Le Tour d’Espagne offrait différents types de montées ? Le futur vainqueur a passé tous les obstacles (montées courtes ou longues, pourcentages effrayants ou régulier) avec brio. L’interrogation réside logiquement dans sa récupération après une Vuelta tout de même éreintante.

Nairo Quintana

“Nairoman” n’a plus remporté de Grand Tour depuis deux ans. Quand il a explosé à la face du monde en terminant deuxième du Tour de France 2013, qui aurait pu croire que le Colombien allait connaître pareille disette ? Grimpeur racé, Quintana est plus souvent moqué pour son prétendu attentisme ces derniers temps.

Mais dans sa besace, Quintana a la possibilité de partir de loin et surtout une équipe de Colombie à la force quasiment sans égale. D’Henao en passant par Uran, Anacona et jusqu’à Miguel Angel Lopez, les outsiders sont nombreux. Si les Colombiens abattent leur carte au bon moment, ils ont de quoi faire basculer la course dans une autre dimension.