Mondiaux de cyclisme : Côté Français, un arc-en-ciel et des promesses

Mondiaux de cyclisme : Côté Français, un arc-en-ciel et des promesses

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L’équipe de France de cyclisme est repartie de Bergen (Norvège) avec deux médailles, dont un titre, dans la musette. Que ce soit chez les jeunes ou chez les élites, les Bleus n’ont pas à rougir de leur performance. Bilan.

Un arc-en-ciel nommé Cosnefroy

Ses anciens copains du Pôle espoirs de Caen ne s’étaient pas trompés, en faisant le voyage jusque la Norvège, spécialement pour encourager le néo-professionnel de la formation AG2R. Benoît Cosnefroy, pas encore 22 ans, est devenu champion du monde espoirs vendredi après-midi. Dans cette catégorie, il est le quatrième Français à endosser le maillot arc-en-ciel en moins de dix ans. Le jeune homme a souvent été malchanceux dans les arrivées de championnat : 2e des championnats de France amateurs l’an dernier, 2e à nouveau cette année (mais chez les espoirs), avant de terminer… 2e, des championnats d’Europe, en juillet dernier. Mais cette fois, le Rhônalpin d’adoption n’a pas laissé passer sa chance. Son sacre vient couronner une course bien maîtrisée par l’équipe de France, qui est montée sur le podium protocolaire, pour fêter son nouveau champion. Coureur prometteur, connu pour sa sympathie et sa gentillesse au sein du peloton, Benoît Cosnefroy a tout pour devenir un grand.

La promesse Ermenault

Troisième des championnats du monde espoirs du contre-la-montre, Corentin Ermenault a parfaitement rempli son contrat. Le jeune homme, 22 ans, était neuvième à l’issue du premier point intermédiaire. Auteur d’une remontée fantastique, le néo-professionnel décroche là sa première breloque internationale… Sur route. Champion d’Europe de poursuite individuelle, le longiligne coureur s’est ensuite organisé pour rester quelques jours de plus en Norvège, afin d’assister au sacre de son ami Benoît Cosnefroy. Le fils de Philippe Ermenault, champion olympique de poursuite par équipes en 1996, évoluera la saison prochaine dans la nouvelle équipe de Jérôme Pineau. De quoi lui permettre de gravir les échelons. Cette médaille de bronze en est le socle.

De nombreuses places d’honneur

L’équipe de France s’en sort avec deux médailles, mais une multitude de places d’honneur. Rien que chez les juniors filles, elles sont… trois, dans le top 10 (Jade Wiel 5e, Clara Copponi 7e, Evita Muzic 10e). Chez les espoirs, outre le sacre de Benoît Cosnefroy, le coureur d’Auber 93 Damien Touzé termine à une belle sixième place. En élites, Julian Alaphilippe décroche un top 10 (10e), et Pauline Ferrand-Prévot (11e) ainsi que Tony Gallopin (13e) s’en sont rapprochés.

Sur le contre-la-montre, les Bleus se sont également montrés à la hauteur de l’événement. En élites, Alexis Gougeard et Audrey Cordon-Ragot terminent tous deux 13e, quand Rémi Cavagna se classe 12e en espoirs. Chez les juniors filles, Jade Wiel (10e) et Marie Le Net (11e) ont également fait le travail.

Un comportement irréprochable

L’image de Julian Alaphilippe seul en tête du mondial à deux kilomètres de l’arrivée restera longtemps dans les têtes. Le jeune puncheur de 25 ans n’a rien à regretter, et a bien failli remporter le championnat au terme d’une course savamment maîtrisée. Il n’aura finalement manqué qu’1.5 kilomètre au leader de l’équipe de France, pour remporter le titre qui échappe aux Bleus depuis désormais vingt ans.

Chez les dames, on a longtemps cru à une médaille d’Audrey Cordon-Ragot. La Bretonne était en lice pour l’argent dans un petit groupe de coureuses. Mais elle aussi s’est fait reprendre, à quelques hectomètres.

En espoirs, la tactique établie par Pierre-Yves Châtelon a été suivie à la lettre par ses coureurs. A la clef : un titre mondial.

Plus que les médailles ou les places d’honneur, il faut saluer le comportement d’une équipe de France qui a pris ses responsabilités cette semaine… et qui donne déjà rendez-vous à Innsbruck (Autriche), la saison prochaine.

Mathilde L'Azou @MathildeLAzou

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