Coquard-Kneisky, c'est l'Amérique!

Coquard-Kneisky, c'est l'Amérique!

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La médaille d'or sur l'Américaine était l'une des plus attendues par le clan bleu-blanc-rouge... mais pas celle celle dont on parlait le plus. Bryan Coquard et Morgan Kneisky ont réussi leur pari : devenir champion du monde en France. Ce duo "complémentaire" vient confirmer la puissance tricolore dans cette course particulière.

"On est quatre chaque année à pouvoir être champions du monde. Les sélections sont difficiles". Morgan Kneisky fait sans doute allusion à la déception de Thomas Boudat de ne pas avoir été choisi pour disputer l'Américaine à Saint-Quentin. Le champion du monde de l'omnium 2014 n'a d'ailleurs toujours pas digéré ce choix au vu de son visage après la course. Qu'à cela ne tienne, l'encadrement français, qui de toute façon aurait assumé son choix, peut avoir le sourire : la paire Coquard-Kneisky était bien la bonne. "Je pense que j'ai été à la hauteur de ce que Bryan (Coquard) attendait, il a été à la hauteur de ce que j'attendais, c'est parfait" analyse le plus vieux des deux compères.

"J'ai senti le bon coup"

"On est complémentaires, suggère Kneisky. Bryan est le plus fort physiquement et j'ai plus d'expérience". Et cette qualité, Kneisky s'en est servi au moment où la course aurait pu basculer en la défaveur des Bleus. Longtemps, l'équipe de France a été la paire ayant marqué le plus de points. Parfaits tactiquement, les Français sont brillants au bon moment. Oui, mais la Grande-Bretagne avait pris un tour en début de course. "J'ai dit à Bryan de ne pas s'affoler. Je sentais que ça allait bouger". Le Doubiste a vu juste. En fin de course, les Britanniques ont perdu un tour. Laissant le champ libre au duo français. L'Italie a eu beau remporter le dernier sprint, c'était insuffisant.

"Gagner devant notre public, c'est incroyable"

"Gagner devant notre public, c'est un sentiment incroyable" avoue Coquard qui aura passé une semaine formidable. "Je suis revenu sur la piste pour ces Championnats du monde en France et pour être titré sur l'Américaine". Pari tenu. La course terminée, le duo peut embrasser la piste dans un geste de remerciement. Car sans elle, point de victoire. C'est en tout cas le point de vue de Kneisky: "Si j'ai embrassé la piste, c'est que sans elle, on n'aurait pas été à ce niveau. Elle nous permet d'avoir un lieu d'entraînement".

Et le public dans tout ça ? Il a une nouvelle fois mis le feu au vélodrome. Pourtant le format de l'Américaine, une course de 50 kilomètres n'est pas propice à une énorme ambiance. Jamais le bruit n'a baissé durant toute la durée de la course. Parfois, comme à l'approche de la fin, il a atteint des sommets. Les mêmes que ceux que l'équipe de France a touchés à Saint-Quentin.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot

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