Nacer Bouhanni
Nacer Bouhanni est le nouveau meilleur sprinteur du Giro | LUK BENIES / AFP

Bouhanni: "Si je suis dans un bon jour..."

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L'équipe de France ne fait peut-être pas partie des grandes favorites de la course en ligne du championnat du monde de Ponferrada, mais elle possède les armes pour réaliser un grand coup. Nacer Bouhanni n'a visiblement jamais été aussi affûté, et il sera l'un des principaux atouts des Tricolores, dimanche.

La fratrie Bouhanni aux Mondiaux (sujet Tout Le Sport)

"Si je suis deuxième ou troisième, je serai déçu. Je suis là pour le titre", a affirmé le sprinteur. "C'est un beau parcours, la route rend super bien. La première côte se monte grand plateau, j'aime bien. Si je suis dans un grand jour, ça peut me convenir", a assuré le Vosgien. Ce dernier pourra en outre compter sur une grande forme physique. "Après mon abandon à la Vuelta, j'ai fait une semaine à quinze heures de vélo pour récupérer puis je suis parti en stage (...) pour travailler les intensités. J'ai fait le maximum pour répondre présent le jour J. J'ai fait tous les sacrifices. Je me sens mieux qu'au départ de la Vuelta", déclare Bouhanni qui a même perdu un kilo depuis.

"Je suis prêt"

Et sa mise à l'écart à la FDJ pour ses critiques à l'égard de Marc Madiot n'a pas l'air de le perturber plus que cela. "Je suis prêt. Il y a eu des petits contretemps mais je me suis entraîné dans les conditions de course, j'ai fait des sorties de sept heures", a indiqué le futur coureur de l'équipe Cofidis. "Mentalement, ça ne m'a pas atteint, je suis fort dans ma tête", affirme le coureur de 24 ans. "C'est quand je suis dos au mur que je suis encore plus dur avec moi-même". Dimanche, il espère basculer au sommet de la dernière côte "dans les vingt premiers". "Dans le dernier tour, je serai prêt à mourir sur le vélo, jusqu'à ce que je ne puisse plus respirer", a assuré ce compétiteur dans l'âme. "Quand  je suis dans le final, je ne pense qu'à une chose, à la ligne".

Romain Bonte