Les problèmes d'Astana "viennent des Kazakhs" selon l'agent de Nibali

Les problèmes d'Astana "viennent des Kazakhs" selon l'agent de Nibali

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Astana est menacée de perdre sa licence WorldTour. Une situation critique qui est due aux Kazakhs de l'équipe selon l'agent du vainqueur du dernier Tour de France, Vincenzo Nibali.

"Tous les problèmes viennent des Kazakhs". Le constat est clair. Implacable. Si Astana est dans la ligne de mire de l'UCI, c'est la faute des Kazakhs qui la composent selon l'agent de Vincenzo Nibali. Les récents cas de dopage dans l'équipe kazakh "concernent les frères Iglinskiy et trois stagiaires de l'équipe Astana Continental, tous Kazakhs! Le problème est là", a déclaré l'agent de Nibali, Alex Carera, au journal L'Equipe. Chez Astana, "c'est le clan italien qui a apporté tous les résultats et c'est ce clan-là qui va se retrouver pénalisé très lourdement pour des fautes qu'il n'a pas commises, ce n'est pas très moral", a-t-il jugé.

Après un audit sur les cas de dopage qui concernent Astana, l'UCI a demandé vendredi le retrait de la licence professionnelle accordée sous réserves à l'équipe dirigée par le champion olympique 2012, l'ancien coureur kazakh Alexandre Vinokourov. La décision sera prise par la Commission des licences de l'UCI. Si la  licence d'Astana lui était retirée, ce qui est probable, l'équipe pourrait faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Pas de Tour pour Nibali?

Attendu pour défendre son titre sur les routes du Tour de France, Vincenzo Nibali n'est "plus sûr de rien et c'est injuste", estime son agent. Avec Alberto Contador et Chris Froome, l'Italien aurait été le grand favori de la prochaine Grande Boucle. "Contador est sûr de doubler Giro-Tour, Froome d'être au Tour", regrette Carera qui "espère  que les organisateurs du Tour feront la part des choses et maintiendront leur  confiance à Nibali" si Astana devait perdre sa licence.

Dans le pire des scénarios pour Astana (retrait de licence confirmé par le  TAS), Nibali et ses coéquipiers, dont l'Italien Fabio Aru (3e du Giro 2014),  auraient cependant toujours la possibilité de changer d'équipe. "Si demain Astana est privée de licence, tous les coureurs se retrouveront contractuellement libres de tout engagement mais pour aller où? Qui les prendra? 99% d'entre eux n'auront aucune solution", a déclaré Carera.

Benoit Jourdain @BenJourd1