Lance Armstrong
Lance Armstrong en 2003 | FRANCK FIFE / AFP

Le système Armstrong se dévoile peu à peu

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En attendant que Lance Armstrong s'exprime à la télévision le 17 janvier prochain, le patron de l'Agence américaine antidopage (Usada) Travis Tygart a donné plus de détails tous aussi troublants les uns que les autres sur les charges qui pèsent sur le Texan.

"Une balle dans la tête"

Travis Tygart a d'abord réaffirmé dans l'émission TV "60 Minutes Sports" avoir reçu des menaces de mort. "La pire étant probablement qu'on allait me mettre une balle dans la tête", a-t-il indiqué, tout en précisant que le FBI s'était penché sur ces faits. Le patron de l'Usada qui est à l'origine de la chute d'Armstrong, évoque en outre le "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport", parlant même d'un système mafieux.

Armstrong avait "les clés du test" EPO

Selon lui, six échantillons d'Armstrong datant de sa première victoire sur le Tour de France, en 1999, étaient "tous flamboyant positifs" à l'EPO en 2005. Mais M. Tygart va plus loin en estimant que le  directeur du laboratoire antidopage de Lausanne, Martial Saugy, a "donné les clés" du test de détection de l'EPO à Armstrong en 2002, une année après avoir détecté un résultat suspect de l'Américain dans le Tour de Suisse. Interrogé sur ce que pouvait faire le Texan aux témoins qui ont coopéré avec l'Usada, le patron de l'Usada a lancé qu' "il pouvait les incinérer"...

Entre pot belge et pot de vin

Tygart est également revenu sur le système de pots de vin utilisé par Armstrong, dénonçant encore des dons de 125 000 dollars acceptés à ce moment par les dirigeants de l'UCI. Il poursuit en réaffirmant qu'il avait lui-même refusé en 2004 un don de 250.000 dollars qu'Armstrong voulait faire à l'Usada par l'intermédiaire d'un représentant. La semaine prochaine, l'ancien coureur cycliste est censé s'exprimer lors de l'émission télévisée présentée par la célèbre Oprah Winfrey. L'émission sera enregistrée et diffusée dans la nuit de jeudi à vendredi, aux alentours de 3h du matin.

Romain Bonte