Marco Pantani et Jan Ullrich sur le Tour 1998
Marco Pantani et Jan Ullrich sur le Tour 1998 | JOEL SAGET / AFP

L'association des coureurs regrette la publication

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L'association internationale des coureurs (CPA) a regretté mercredi soir la publication par la commission d'enquête sénatoriale française des éléments permettant de déterminer des coureurs ayant eu recours à l'EPO pendant le Tour de France 1998. "Les résultats publiés ne peuvent en aucune façon valoir reconnaissance de dopage, a estimé le CPA. La Commission d'enquête souligne elle-même dans les annexes de son rapport qu'aucune sanction ne peut être prise sur la base de ces éléments, issus d'une étude à visée scientifique et publiés 15 ans après les faits'".

"La Commission a fait figurer en annexe de son rapport le courrier par  lequel le CPA, par la voix de ses avocats, avait fait valoir les arguments  devant conduire à ne pas publier d'éléments dont la fiabilité et l'exactitude  ne pouvaient être garanties. Le CPA regrette la publication de ces éléments qui  revient, malgré toutes les réserves émises par la Commission, à jeter le  discrédit sur d'anciens coureurs, pour des faits remontant à plus de 15 ans, en  ne leur laissant aucune chance de se défendre et de contester leur mise en  cause publique en particulier en l'absence de contre-expertise possible", a  conclu l'Association des coureurs présidée par l'Italien Gianni Bugno.

Pas de contre-expertise possible

La commission d'enquête du Sénat français sur le dopage a eu accès à des  bordereaux de prélèvements de coureurs cyclistes ayant participé aux Tours de  France 1998 et 1999. Elle a confronté ces bordereaux où figurent les noms avec  les résultats de réanalyses effectuées de manière anonyme fin 2004 par le  laboratoire de Châtenay-Malabry. Les parlementaires n'ont pas donné le résultat  de ces recoupements dans leur rapport mais ont fourni les documents permettant  d'identifier les coureurs.

AFP